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L’intérêt pédagogique : grand absent de la rentrée

FSU - Social

A l’occasion de cette rentrée 2014, l’organisation syndicale FSU a fait son bilan et lui attribue un «peut mieux faire».
«La rentrée ne s’est pas trop mal déroulée dans notre département mais le mérite en revient à l’ensemble des personnels malgré les déboires occasionnés par les gouvernement Sarkozy et Hollande» a indiqué Jean-Louis Puydebois secrétaire départemental de la FSU.
Pour Nathalie Ribières du SNUipp (représentante pour le 1er degré) les enseignants rencontrent aujourd’hui trois principaux soucis. Le premier concerne la rémunération car aujourd’hui «un professeur des écoles gagne en moyenne 30% de moins qu’un professeur du secondaire». Un autre souci concerne la lourdeur des tâches administratives qui prennent le pas sur le pédagogique. Enfin, la formation continue constitue «un gros dossier sur lequel il n’y a eu aucune avancée». Quant aux rythmes scolaires, l’enseignante déplore que «le sujet occupe trop le terrain ce qui balaye les attentes des collègues».
Pour le second degré, Ben Aboubacar, secrétaire départemental du SNES-FSU évoque «une rentrée dans la continuité des précédentes». Avec 13 suppressions d’emplois pour un nombre d’élèves stable sur l’académie, «le problème de classes surchargées est loin d’être résolu» avec des professeurs à cheval sur plusieurs établissements, des heures supplémentaires imposées. L’autre point noir de cette rentrée est le remplacement des enseignants. «En lettres modernes, anglais, espagnol, histoire-géo, mathématiques, SVT et musique la totalité des TZR sont d’ores et déjà affectés. Des classes risquent donc rapidement de se retrouver sans enseignant». Une situation qui découle directement de la crise des vocations. «Au niveau national plus de 5.000 postes sur 7.000 n’ont pas été pourvus cette année faute de candidats» indique Jean-louis Puydebois.
«Pour pallier cette pénurie le rectorat a recours à des contractuels. Des personnels non formés qui travaillent avec des salaires misérables et qui peuvent être jetés à tout moment» souligne Ben Aboubacar. L’autre constat dressé par le secrétaire du SNES FSU est que les stagiaires servent de variable d’ajustement. «Près des 3/4 des stagiaires affectés dans le second degré sont à temps complet alors qu’ils devraient bénéficier d’un allégement de service pour dégager du temps pour une véritable formation. Ce rapide bilan montre de façon criante qu’une augmentation significative du nombre d’enseignants est nécessaire. Une revalorisation de nos métiers est indispensable».
Quant à la loi Peillon sur la refondation de l’école, Ben Aboubacar dénonce la création d’un bloc école-collège qui exclue le lycée. «Cela est en train de créer une coupure entre le collège et le lycée et renonce à l’ambition d’une poursuite d’études pour tous les jeunes dans l'une des trois voies du lycée. Le lycée est le grand oublié de cette réforme alors qu’il faut créer des articulations à tous les niveaux pour assurer une continuité pédagogique. Nous demandons que s’ouvrent rapidement des discussions sur l’avenir du lycée».
Enfin au niveau des lycées professionnels Valérie Boucher constate les mêmes problèmes que dans le secondaire ; problèmes de remplacement, de complément de services et des stagiaires à temps plein.
 «Dans certaines disciplines comme en maths-sciences, les fermetures successives de postes laissent des élèves sans enseignants comme à Lavoisier à Brive. L’intérêt pédagogique est le grand absent de l’organisation de cette rentrée» constate-t-elle.

Mathieu Andreau

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