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Victoire des défenseurs de la gare !

Ce jeudi 14 février, jour de la venue du président de la République en Boischaut Sud, est à marquer d’une pierre blanche pour les défenseurs de la gare d’Argenton-sur-Creuse qui voient leur combat récompensé. La gare retrouve un arrêt supplémentaire de l’Intercité.

Emmanuel Macron, dans le cadre du grand débat et de sa rencontre avec des maires ruraux à Gargilesse (lire notre édition d’hier), a donné satisfaction en annonçant que l’Intercité de 19 h 41 au départ de Paris et en direction de Limoges aura bien désormais un arrêt à Argenton-sur-Creuse, ajoutant dans son discours : « Je n’aime pas le clivage métropoles/territoires. »
À 15 h 45, les membres du comité de la gare ont donc annoncé jeudi cette nouvelle aux 200 manifestants réunis autour d’un même slogan « J’aime ma gare », en ce jour symbolique. « C’est une première victoire de l’action citoyenne. Nous nourrissons cependant d’autres revendications et exigences et cette victoire montre bien que c’est techniquement possible », précise Jean-Luc Labbé, secrétaire adjoint du comité. Jean-Claude Durandeau, secrétaire de la CGT cheminots de la gare de Châteauroux, note « qu’il ne s’agit que d’une réouverture de desserte qu’on voudrait bien pérenne ». Le comité de défense a remercié cette décision gouvernementale, ainsi que la presse, toujours présente pour relater ces actions qui prennent de plus en plus d’ampleur au vu du nombre de sympathisants. La lettre rédigée à l’attention du président de la République par le comité de défense, et remise à Vanik Berberian, président de l'Association des maires ruraux de France et maire de Gargilesse à l’occasion de cette réunion historique, a été lue avant l’arrêt du train.
L’Intercité en provenance de Brive-la-Gaillarde et à destination de Paris-Austerlitz a été arrêté en gare d’Argenton-sur-Creuse avec un peu de retard. Prévu à 15 h 55, le train est arrivé à 16 h 20. Sous la surveillance d’un cordon réduit de gendarmes et de cheminots sympathisants, les manifestants ont envahi les quais et sont descendus joyeusement sur les voies. Des cœurs rouges émaillaient la gare sous le regard ébahi des voyageurs. Les voies ont été occupées pendant les trois minutes règlementaires et encore une fois, avec toujours la même conviction, de nombreux élus avaient fait le déplacement, arborant leur écharpe tricolore. Le drapeau du Berry, porté fièrement par un Argentonnais fervent défenseur de la gare, a disparu de la manifestation, ayant provoqué quelques échauffourées au cours du précédent stop train, certains sympathisants voyant dans le pavillon bleu azur aux trois fleurs de lys dorées un symbole de royauté à trop forte connotation. La rencontre avec le préfet Philizot est prévue le 21 février et l’objectif du comité est de ne rien lâcher jusqu’à ce rendez-vous.
« Une belle victoire citoyenne »
La desserte du train de 19 h 41 au départ de Paris sera rétablie, c'est loin d'être gagné pour les autres. « Le 1er mai, il faut que nous soyons là pour accueillir ce train avec cotillons et langues de belle-mère. Et cette fois-ci, nous n’aurons pas besoin de l’arrêter ! », a lancé Christian Aubret, vice-président du comité. Les groupes d'action de la France Insoumise d'Argenton-sur-Creuse-Eguzon-Saint-Gaultier ont appelé à manifester aux côtés du comité de défense de la gare, sans distinction LFI mais avec des cœurs rouges « J’aime ma gare », pour « montrer notre amour des services publics en ce jour symbolique de Saint-Valentin où Emmanuel Macron vient visiter nos territoires ruraux ». Quelques gilets jaunes accompagnaient discrètement le mouvement.  Patrick Martinelli, boulanger-pâtissier de la rue Grande à Argenton, avait fabriqué une baguette spéciale en forme de cœur. « Nous aussi, les commerçants, nous souffrons du manque de dessertes. C’est un manque à gagner. » Le refrain de la chanson J’entends siffler le train a été repris avec beaucoup de conviction par la foule présente : « Que c’est triste un train qui siffle sans s’arrêter. » Des ballons gonflés à l’hélium pour l’occasion et sur lesquels de multiples slogans avaient été rédigés ont été lâchés à la fin de la manifestation. « C’est une belle victoire citoyenne », a conclu Guillaume Chaussemy avant de rejoindre les membres du comité qui se rendaient à Châteauroux pour rencontrer le « staff » d’Emmanuel Macron, afin d’expliquer une énième fois les besoins et revendications.
Le prochain stop train aura lieu le vendredi 22 février à 21 h 45.

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