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« À votre service ! Du maître d’hôtel au valet de chambre »

Avec cette nouvelle exposition, le musée de la Chemiserie et de l'Élégance masculine assoit magnifiquement son identité consacrée au vestiaire masculin.
À travers la présentation de livrées de maître d’hôtel ou de valet de chambre, c’est le mode de vie et de pensée d'une bourgeoisie montante qui est mis en avant. « Issues des collections du musée, ces tenues aux boutons parfois monogrammés proviennent pour certaines de grandes maisons comme la famille Murat ou La Chambre. Mais l’habit n’est pas la seule tenue portée par les domestiques masculins qui revêtent le gilet rayé jaune et noir, à l’image de celui porté par Nestor, le majordome du capitaine Haddock des Aventures de Tintin. Les tenues de livrées sont également celles des cochers ou des chauffeurs automobiles du début du XXe siècle, amples manteaux de draps de laine qui protègent du froid et des intempéries », précise Nathalie Gaillard, directrice du musée.
Avec le développement de ces moyens de locomotion, la haute société n’hésite pas à multiplier les séjours dans les palaces, emmenant certains domestiques durant ces périodes de villégiature. C’est aussi au XIXe siècle que la codification du vêtement professionnel se met en place, permettant une reconnaissance de la fonction. De nombreux catalogues de grands magasins se font l’écho de ces uniformes civils, offrant aujourd’hui de multiples informations quant à la couleur, la forme et le prix.
Le domestique, signe distinctif de promotion sociale
Au XIXe siècle, bourgeoisie et aristocratie accueillent une domesticité nombreuse, souvent issue du monde rural, qui espère ainsi échapper à la misère. Contre le gîte, le couvert et un petit salaire, les domestiques sont chargés de travaux variés et occupent des fonctions très hiérarchisées : majordome, maître d’hôtel, valet de chambre, valet de pied, cocher, chauffeur et groom. Chacun possède une tenue vestimentaire appelée livrée, propre à sa position et selon les tâches à exécuter. Mais le métier de domestique, varié selon la taille de la maison, nécessite un apprentissage lié au maintien, au langage et au service. Dans le  Manuel du valet de chambre, l’accent est mis sur la tenue, c’est-à-dire la manière d’être, car c’est par elle que le domestique sera jugé : « Il faut se tenir droit, d’aplomb sur les deux pieds, ne pas s’appuyer en parlant ou en attendant, marcher sans courir... Agir en tout avec le plus de discrétion et le plus de silence possible. » Les domestiques s’adressent toujours à la troisième personne lorsqu’ils parlent à leurs maîtres, « Madame, Monsieur » et ne parlent que pour le besoin du service ou pour répondre aux questions qui leur sont posées. Les domestiques sont logés chez leurs maîtres qui exigent d’eux « une obéissance portée jusqu’à l’abnégation, une fidélité scrupuleuse, un zèle de tous les instants, la discrétion, l’ordre et le désintéressement ». Des chambres leur sont aménagées dans les combles qui ne comportent souvent qu’un simple lit, une chaise, une petite armoire et une table de toilette. Les communs, situés au rez-de-chaussée, leur permettent de s’y retrouver malgré des journées chargées et fatigantes. « Les domestiques sont regardés communément comme une fâcheuse nécessité. Pour quelques maîtres satisfaits, un grand nombre change continuellement de serviteurs ; un plus grand nombre, tout en grondant, s’abstient de changer, crainte d’en rencontrer des pires. » Ainsi commence la préface du Manuel complet des Domestiques et l’art de former de bons serviteurs édité à la Librairie encyclopédique de Roret en 1836.
Sophie Tymula