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L’Artboretum expose Peintures 2018-2019 de Joël Frémiot

« Des à-côtés accotés aux côtés du tableau : resterait-il encore quelque chose à gratter en peinture ? Peut-être y aurait-il un fil à tirer quand les contrevents se rabattent et qu’un rai cabriole, se coule, puis oblique. Un trémoussement de lignes défaufilées. Ne se discernent alors que les noirs couturés et leurs ourlets chromatiques qui n’en finissent plus de s’effranger », c’est ainsi que Joël Frémiot définit sa nouvelle exposition intitulée Peintures 2018-2019. Cet artiste, à la fois peintre et poète, est un habitué des lieux. Il est d’ailleurs l’un des premiers artistes à avoir exposé à l’Artboretum, dès sa création en 2002. Il a également travaillé à plusieurs reprises avec Jacques Victor Giraud, directeur du lieu.
Né en 1947, ce Parisien installé dans la campagne berrichonne a été séduit par son paysage bocager et le silence, propice à la création. D’abord poète, dont les premiers recueils ont été publiés aux Éditions du Seuil, il a très vite senti le besoin de peindre, à tel point que les deux expressions se substituent dans un va-et-vient incessant. Son parcours pictural prend très vite une dimension nationale et internationale par le biais de foires d’art contemporain et de biennales, auxquelles s’ajoutent de multiples invitations à exposer dans des lieux d’art, publics et privés. Sa route a croisé un temps celle des hypergraphistes (peintres lettristes) et celle du groupe Support-Surface. (1973-1975).  Sur des toiles libres de grand format aux fonds imprégnés de couleurs glycérophtaliques, il traçait des formes géométriques qui se répétaient, par décoloration ou surcharge chromatique, dans un agencement complexe. La préoccupation quasi obsessionnelle de Joël Frémiot est alors la couleur dans sa surface et dans son graphisme. À partir de 1980, il réduit ses formats, abandonnant le gigantisme. Il a ainsi recours au dépouillement, laissant une grande place au dessin sur des supports plus réduits et variés tels que l’ardoise (un panneau ardoisé est visible en permanence à la Chambre de métiers et de l’artisanat de l’Indre), le bois, la plaque de polypropylène découpée... Cette exposition est l’occasion de mesurer le chemin parcouru depuis les années soixante-dix jusqu’à son travail actuel.
Du noir
surgit la couleur
« C’est comme un gribouillis de zigzags dans le lait obscur qui précède l’aurore », cette citation de Pascal Quignard, que Joël Frémiot affectionne, est ce qui résume le mieux les vingt et une œuvres exposées. Ces toiles ont été peintes de couleurs vives et ensuite recouvertes de peinture noire. Un noir plus ou moins empâté qui absorbe la lumière. Ou plutôt deux noirs différents pour marquer une division de la toile en deux plans. « Cette frontière est un franchissement, on passe dans un autre territoire, une autre langue. C’est mon pré carré et j’offre ainsi au spectateur, le vide », précise l’artiste. Et puis, comme s’excusant de passer par là, il biffe la surface, l’égratigne et fait ainsi ressurgir la couleur, à la manière d’une « archéologie miniature », toujours à la périphérie de la toile, comme pour indiquer que le geste sort du support. Dans cette stratégie chromatique, le dessin retrouve la couleur de manière poétique dans une graphie illisible. Rien de figuratif mais des hachures, des zébrures, qui, agencées dans l’espace de la pièce, tendent à créer une « phrase ». « Nul sens caché. Nulle symbolique des couleurs. Juste un jeu sur les valeurs, les nuances, les contrastes. Joël Frémiot propose une méditation strictement picturale. Au regardeur de l’appréhender, de se l’approprier pour la mener où il veut. Ailleurs », souligne Solange Clouvel, sa femme.
Sophie Tymula

Peintures 2018-2019, du 23 mars au 8 mai. De 15 h à 19 h et sur rendez-vous. Artboretum - Lieu d’art contemporain, Maison des Arts 36200 Argenton-sur-Creuse. Téléphone 02 54 24 58 84.
www.artboretum.fr, info@drong.org