Fil info
21:49Très nombreux avec notre maire Vincent Millan pour défendre notre territoire de mobilité https://t.co/gCKHfA1Hga
20:16 Rétablissons les faits réels : a publié une image de cette cérémonie.

Nouveau centre pour la base de plein air d’Éguzon : c’est oui

Le conseil communautaire de lundi avait comme principal sujet de délibération l’engagement de la communauté de communes Éguzon-Argenton-Vallée de la Creuse dans la construction d’un nouveau centre d’hébergement pour la base de plein air d’Éguzon.
C’est dire s’il était attendu de pied ferme par une opposition déterminée d’un collectif de maires. Ce même collectif avait rédigé quelques jours auparavant une motion dans laquelle il alertait sur ce projet « aux contours mal définis, mené sans concertation ni étude de marché à la hauteur des enjeux et des budgets », dont la nature conduirait à hypothéquer lourdement l’avenir de la CDC.
Après avoir respecté une minute de silence en la mémoire de l’ancien président de la République Jacques Chirac et avant de laisser la parole aux conseillers, Vincent Millan, président de la CDC, a rappelé brièvement l’historique de ce projet « issu de la convergence entre un état des lieux de l’hébergement et une politique locale tournée vers l’avenir, avec une forte nécessité d’adapter les équipements aux attentes nouvelles des usagers, et intégré dans le plan pluriannuel d’investissement ». Le 3 mars 2016, la CDC Pays d’Éguzon-Val de Creuse s’engageait dans la création d’une nouvelle base de loisirs. Le 1er janvier 2017, à la fusion des CDC Pays d’Argenton-sur-Creuse et Pays d’Éguzon-Val de Creuse, la compétence « base de plein air » était maintenue avec pour ambition de favoriser le développement d’équipements touristiques et d’hébergements.
Un dossier complet
Pour rappel, dans le cadre de la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale, dite NOTre, du 7 août 2015, les Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) détiennent la compétence unique en matière d’immobilier et de création de ces équipements. Le 26 septembre 2017, le conseil avait autorisé le principe de réalisation d’une étude de maîtrise d’œuvre. « C’est la première fois qu’un dossier aussi complet est envoyé à l’ensemble des élus. Celui-ci comprend le contexte et le diagnostic, la présentation du projet du centre avec les fonctionnalités attendues, le coût des travaux et le plan de financement et enfin le budget prévisionnel de fonctionnement avec les dépenses et recettes prévisionnelles au regard des perspectives de développement en termes d’offres touristiques et sportives », a précisé l’édile, insistant sur l’importance de ce site, l’un des plus grands plans d’eau de la région Centre-Val de Loire, et son attractivité en matière d’activités pleine nature (VTT, trail, randonnée, escalade, voile, aviron, ski nautique, etc.)
Un emprunt
très conséquent

Si l’ensemble des conseillers s’accorde à reconnaître l’intérêt du projet, certains regrettent qu’il n’y ait pas eu plus de concertations et de réunions de la commission en charge de l’étude de faisabilité, tant sur le plan technique que financier, afin que tous puissent prendre la mesure des travaux.
«L’emprunt qui sera réalisé et qui est certes très conséquent ne mettra en aucun cas en danger la communauté de communes puis-que les annuités de la dette totale seront inférieures à ce que nous avons eu en 2017 et 2018 et du même niveau que celle de 2019 et celle prévue en 2020. De plus, d’autres emprunts arrivant à terme en 2022 et 2023, la communauté de communes pourra réaliser de nouveaux investissements dans le cas de sa nouvelle mandature. Il n’y aura pas lieu ni d’augmenter les impôts, ni de baisser le reversement aux communes pour financer cet emprunt, ni les suivants », a tenu à rassurer le président face aux inquiétudes de certains conseillers comme Claude Dauzier, maire de Chasseneuil, qui a dit « avoir les pétoches » et Jean-Michel Moné, maire de Cuzion, qui conserve ses craintes au niveau budgétaire et sur la fréquentation analysée, même s’il reconnaît le mérite de cette étude.
Vincent Millan d’ajouter « qu’il n’y a aucune explosion du coût puisque le chiffrage du maître d’œuvre était de 4 M€ HT et que le résultat de l’appel d’offres sans les négociations est de 4,40 M€ HT soit 10 % liés à une reprise du marché BTP et donc une hausse des prix unitaires. Le prix évoqué en 2017 avait été évalué à partir du coût de construction d’une maison de retraite mais notre base remplira bien d’autres fonctionnalités ».
Coût total de plus
de 5,3 M€

Pour les subventions, le président de Région s’est formellement engagé, le projet a le soutien du préfet pour l’État et le regard bienveillant du président du Département. De plus, l’Association nationale des chèques vacances (ANVC) a confirmé que le dossier correspondait en tout point au type de projet qu’elle soutient.  « Pour le fonctionnement, notre ambition n’a jamais été l’équilibre mais juste de rester sur notre même niveau de contribution publique qu’actuellement, soit environ 120 000 €. Pour mémoire, le centre aquatique c’est 250 000€, le foyer logement d’Éguzon 80 000 €, la crèche 80 000 €, etc. Nous sommes dans une fourchette dite "normale" pour notre collectivité », a rappelé le président.
Au terme des discussions, le résultat du vote à bulletin secret est le suivant, englobant trois délibérations : 25 conseillers ont donné un avis favorable contre 11 et 3 abstentions. Dix-neuf entreprises de proximité se répartiront les lots. « Nous avons aujourd’hui une vraie opportunité avec les financeurs qui attendent nos dossiers de subvention. C’est un enjeu » :  cet argument final du président a sans doute a séduit la majorité des 32 conseillers présents. Au total, le coût du projet est estimé à 5 337 812,52 € TTC que compenseront les subventions et l’emprunt de 1 586 581,78 €.
Sophie Tymula

Le « pôle sport » se réorganise
Afin d’appréhender la montée en gamme de l’unité d’hébergement et de restauration et prenant en compte le départ en retraite du directeur du centre aquatique, l’organisation de l’encadrement du « pôle sport » de la collectivité sera la suivante à partir du 1er janvier : création d’un poste de directeur (catégorie B) du « pôle sport » et affectation de celui-ci à la directrice de la BPA, soit 50 % à la direction du centre aquatique et 50 % à celle de la BPA ; création d’un poste à mi-temps d’agent administratif à la BPA (catégorie C). Et Vincent Millan de conclure : « Pour la vente de l’ancien bâtiment, au-delà de sa valeur, l’enjeu est aussi ce que souhaitera en faire le futur acquéreur car son projet devra s’inscrire dans une logique de complémentarité d’offre et non de concurrence. »