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Faune 36, un centre de soins pour animaux sauvages inédit dans l’Indre

C’est paradoxalement dans les locaux de l’ancien abattoir que le centre de soins pour reptiles et mammifères sauvages blessés, malades ou vulnérables (jeunes), Faune 36, est en cours d’installation.
Marianne Hénon, secrétaire de l’association créée le 27 septembre 2019 et soigneuse professionnelle, participe activement à la mise en place des locaux spécifiques. Ce centre en devenir est inédit dans le département, les plus proches étant situés à Vierzon dans le Cher, à Tours, en Indre-et-Loire et à Limoges, en Haute-Vienne. L’association compte, à ce jour, 98 adhérents et est en attente des autorisations nécessaires pour l’accueil des animaux.
Pour le moment, les bénévoles donnent des conseils et orientent les personnes vers des structures appropriées.
Enclos et volières
de toutes tailles
L’association a commencé son projet par la rencontre de quatre communes, à la recherche de subventions et d’un local pour ses futures activités. C’est à Argenton qu’elle a trouvé le lieu adéquat. Sur un terrain de 1 000 m2, situé derrière l’abattoir et donc éloigné de la route, nettoyé courageusement par les bénévoles de l’association, dix-huit clapiers, un enclos à carnivores aux parois opaques, un enclos pour ongulés et deux enclos grillagés de 4 m x 4 m x 2 m destinés aux écureuils et mustélidés, sont prêts à accueillir leurs hôtes.
« Nous avons acheté les cages grâce à un financement participatif sur la plateforme Ulule, par le biais duquel nous avons récolté 3 708 € de dons. De plus, Faune36 a bénéficié de 1 000 € de Atlantic-Nature, une société de compléments alimentaires finançant des projets de protection de la nature », explique Marianne Hénon, par ailleurs assistante d’accueil et de communication à Indre Nature et bénévole au centre de sauvegarde pour mammifères, amphibiens et reptiles sauvages « Panse-bêtes » de Chamalières.
« L’objectif de Faune36 est de donner les premiers soins aux animaux en difficulté puis les prendre en charge dans le centre de sauvegarde et leur permettre de retrouver le milieu naturel dans les meilleurs délais », précise la soigneuse, entourée d’une équipe de bénévoles d’Indre Nature. Et la demande est croissante en raison de l’augmentation de la circulation routière.
nurserie et salle d’envol des chauves-souris
La location des locaux et du terrain est peu élevée, la municipalité faisant montre de sa sensibilisation à la protection de la faune sauvage.
Au total, sept espaces spécifiques ont été aménagés dont une nurserie : « Les femelles partent chercher de la nourriture, sont victimes d’un accident et les immatures sont livrés à eux-mêmes. C’est pourquoi nous aménageons une véritable nurserie où les bénévoles se relaieront ».
Écureuil roux, chauve-souris, hérisson d'Europe, renard roux, lérot, loir, muscardin, chat forestier, castor d’Europe, lapin de garenne, lièvre d’Europe, belette, hermine, putois, fouine, martre des pins, blaireau d’Eurasie, loutre d’Europe, cistude d'Europe, etc. y seront accueillis. Les autres espaces sont la salle de repos, « volière » de 2 m x 2 m ; les terrariums pour les reptiles ; la salle de mise en quarantaine ; la cuisine pour la préparation des aliments destinés au nourrissage ; l’infirmerie ; la salle d’envol des chauves-souris. Les anciens parcs d’attente seront transformés en enclos pour hérissons et les abreuvoirs serviront aux reptiles et batraciens.  Un partenariat a été établi avec l’aquarium du Limousin, le plus important refuge de France, le parc de la Haute-Touche, Indre Nature, Collectif animal 36 et la municipalité d’Argenton.
Pas un zoo
Pour le bien-être des animaux en soin et le respect des protocoles, l’accès aux locaux sera limité aux capacitaires et aux adhérents ayant suivi une formation en interne délivrée par Marianne Hénon, titulaire d’un diplôme de soigneur et d’un BTSA Gestion et protection de la nature (GPN).
Le centre de sauvegarde sera donc fermé au public car les animaux accueillis appartiennent à des espèces sauvages dont la détention est strictement encadrée par la loi. « Ce n’est pas un zoo. Il ne faut pas que les animaux s’habituent à l’homme », explicite Marianne, qui précise également que le taux de relâchés s’échelonne entre 40 et 60 %.
Les animaux sauvages n’ont pas pour vocation d’être des animaux « exotiques » de compagnie. La loi sanctionne d’ailleurs toute personne détentrice d’espèces sauvages protégées ne bénéficiant pas des autorisations appropriées.
Les prochaines dates des chantiers bénévoles : 26 octobre, 16 novembre.
Sophie Tymula