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touche pas à mon hôpital !

Manifestation

«ARS, ARS, si tu savais, si tu savais... ARS, si tu savais ton audit où on se le met...!». Tel est le slogan spontanée scandé par les manifestants dans les rues d’Aubusson. Avant de rejoindre la mairie, aides-soignantes, infirmières, habitants, enfants et représentants syndicaux de la CGT et FO et enfants s’étaient rassemblés devant l’entrée du site du Mont du centre hospitalier d’Aubusson. Beaucoup viennent défendre la survie de leur poste . Suite à un déficit important du CH, l’audit organisationnel préconisé par l’ARS (Agence Régionale de Santé) vise la suppression de 28 postes sur les 350 salariés de l’établissement. Pour une partie du personnel, la situation actuelle déjà intenable le serait encore plus. «On se bat pour notre avenir essentiellement. Les conditions de prise en charge sont déjà fortement dégradées avec une gestion du personnel à flux tendu. Il faut au contraire des créations de poste», explique Sévérine. «Avec la réduction des effectifs, on ne peut plus tourner correctement. Les infirmières ne peuvent plus prendre qu’une semaine de vacances l’été alors que la légalité est d’en prendre quinze», ajoute Cécile, infirmière depuis 20 ans. Elle fustige également la loi santé du gouvernement qui selon, elle, fragiliserait les plus petits centres hospitaliers  comme celui d’Aubusson. «Je crains qu’on perde notre indépendance et qu’on finisse par être rattachés à celui de Guéret», avance Cécile qui défend donc l’indépendance du CH d’Aubusson. Ce qui fait d’ailleurs écho avec la nomination la semaine dernière de Françoise Dupêcher au poste de directrice du CH d’Aubusson. Cette dernière était directrice adjointe du CH de Guéret.
Silence de la direction
Mais ce qui agace le plus est le silence de la direction de l’hôpital qui, selon les représentants du personnel, essayerait d’appliquer cette cure de rigueur de manière progressive sans consulter le personnel. Julien Palayer, secrétaire syndical de la CGT au CH d’Aubusson, parle de bruit de couloirs qui finissent par remonter. «Les suppressions de poste se font au fur à mesure avec moins de lits de médecine et donc moins de personnel», remarque-t-il. Le personnel de l’hôpital n’aurait pas été mis au courant officiellement. «Il y a eu un groupe d’audit entre les cadres et la direction de décembre à janvier sans qu’il y ait aucun représentant du personnel», fustige Ilkka, représentant de la CGT. En revanche, la fermeture du service de chirurgie ambulatoire serait acté. Alain, retraité de la fonction publique hospitalière craint la répétition du même scénario que pour l’hôpital de Bourganeuf devenu un établissement secondaire. «En 1994, on a fermé le service de chirurgie à Bourganeuf. Le résultat est que le service des urgences a fortement été réduit puisque depuis 2000, il est ouvert seulement 12 heures par jour, de 8h à 20h. Si on ferme la chirurgie, on entre dans un cercle vicieux qui risque aussi de fragiliser le service des urgences», analyse Alain Priot, qui était aussi l’ancien secrétaire départemental FO de la Creuse.
De 150 à plus de 250 manifestants à la fin
Des habitants se sont joints spontanément au cortège. En tant que patients actuels ou potentiels, ils craignent que le sud de la Creuse devienne à force un désert de prise en charge des soins de santé. «L’ARS se fout de nous, pour toutes les spécialités, on ne va pas envoyer les Creusois se faire soigner à Bordeaux ou Limoges !», s’emporte Odette. «Ils ont raison, on est en train de voir tout disparaître à Aubusson. Il faut plutôt des créations d’emploi dans le secteur de la santé car Aubusson est une ville où les gens sont de plus en plus âgés», observe Jacques. «On est solidaires de tous les manifestants. C’est triste de voir ça. On aura plus rien et tout le monde sera content...», s’emporte une habitante d’Aubusson. «Il paraît même que le scanner du CH d’Aubusson pourrait repartir à Guéret», avance une autre habitante. Devant la mairie, le cortège s’était renforcé avec près de 250 personnes. Des commerçants s’y étaient joints et avaient fermé leur local. Une délégation a été reçue par le maire d’Aubusson qui soutient la mobilisation et demande un rendez-vous avec l’ARS. Les Aubussonnais se disent déterminés et prêts à recommencer à se rassembler et à sortir dans la rue pour défendre leur hôpital et la sauvegarde d’emplois et de soins de proximité. Ce  jeudi 24 mars, une nouvelle manifestation est prévue à 15h devant l’ancien  musée de la tapisserie afin d’interpeller Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat aux anciens combattants qui doit dévoiler la maquette d’une tapisserie.

Lebron Soldier XII 12