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La Scène nationale en danger

Culture

Moins 53.000 euros. C’est la baisse de subvention  que va subir la Scène nationale d’Aubusson de la part du Conseil départemental de la Creuse en 2018. Une situation qui met en péril la structure artistique et culturelle creusoise.
Comme un couperet. La nouvelle est tombée il y a quelques jours lors du comité de tutelle et relayée par le président de l’association Scène nationale Gérard Crinière lors de l’assemblée générale.
«La Scène nationale est en très bonne santé, martèle Gérard Bono, directeur de la structure. Elle n’a jamais été aussi remplie avec 9 fauteuils sur dix occupés, 15.000 spectateurs sur l’ensemble de la saison précédente, il n’y a jamais eu autant de résidences, 150 jours l’an dernier et elle n’a jamais eu autant d’impact à l’extérieur. Les choses sont bien en place». Gérard Bono loue le travail réalisé par la Scène nationale depuis de nombreuses années et qui va au plus près de tous les publics notamment au travers de ces spectacles décentralisés. Un travail que tous les partenaires reconnaissent. Mais si certains continuent d’apporter leur aide, l’Etat via la direction régionale des affaires culturelles (DRAC), la Région, la communauté de communes Creuse Grand Sud malgré les difficultés financières, la ville d’Aubusson, le Conseil départemental a décidé de se retirer en enlevant un tiers de sa subvention à l’association qui était en 2017 de 173.000 euros.  «On va être dans une situation très difficile, admet le directeur. On ne pourra plus assurer les missions de la Scène nationale». «Elle est en danger,  complète Gérard Crinière parce que avec moins 53.000 euros, on ne sait pas comment faire. Un tiers de la subvention en moins, cela pose problème. La Creuse a besoin de la culture pour attirer de l’économie». Pour lui comme pour le directeur, cette décision est «un choix politique. Il n’y a pas de contrainte financière réelle pour qu’il baisse sa subvention,  avoue Gérard Bono qui ne comprend pas avant d’ajouter : Toute baisse de subvention c’est déjà des salaires en moins, des salariés en moins avec moins de spectacles». Il rappelle  aussi que la Scène nationale a été créée par le Département, que le bâtiment lui appartient. «On est une émanation d’une institution  départementale»,  appuie-t-il.
Un choix assumé
De son côté la présidente du Conseil départemental Valérie Simonet assume ce choix. Dans le cadre de la recherche de moyens pour financer les investissements, la collectivité depuis 2015 a réduit ses dépenses de fonctionnement et  un certains nombre de subventions. «Les seuls qui n’avaient pas été impactés étaient la Scène nationale», admet-elle indiquant que le Département sur les années précédentes a versé une subvention de 173.000 euros qui s’ajoute à la mise à disposition des espaces pour un total de 250.000 euros. L’an dernier, elle a été alertée par le directeur du Conservatoire départemental sur les difficultés qu’il rencontrait. Le conservatoire ne bénéficiant d’aides ni de l’Etat ni de la Région, «nous avons décidé de réaffecter en partie les 53.000 euros sur le conservatoire.  On n’est pas dans le j’aime ou j’aime pas, note-t-elle lançant à la DRAC et à la région : «La Scène nationale est exceptionnelle alors allez-y, engagez-vous plus, nous on va soutenir davantage le conservatoire départemental. C’est du pragmatique. Là où
l’Etat va, on n’y va pas». Quant à la mise en péril de l’association, Valérie Simonet indique qu’«elle va s’en sortir, elle a des partenaires à ses côtés». Elle note également que le public de la Scène nationale ne représente que 5 % des recettes. Elle prend aussi l’exemple de Musique(s) en Marche qui en 2015 avait perdu 50% de sa subvention et qui cette année grâce à son nouveau projet «va être accompagnée à hauteur de 40.000 euros, annonce-t-elle. Aujourd’hui, il faut faire de la politique autrement, on ne finance plus les structures parce qu’elles existent mais parce qu’elles répondent aux besoins».
Une décision à venir
Des explications «aberrantes» pour Gérard Crinière, «on n’a pris aucune mission du conservatoire».  
S’il lui demandait jusque-là un rendez-vous, au vu de sa réponse, il n’en voit plus vraiment l’utilité. Il va se réunir avec son directeur   jeudi pour prendre une décision quant à l’avenir de la Scène nationale.