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Une cérémonie chahutée

Voeux com-com Creuse Grand Sud

Une situation financière plus que difficile, un climat général pesant... La cérémonie des vœux de Creuse Grand Sud organisée jeudi soir au hall polyvalent d’Aubusson n’a pu faire abstraction de ce contexte. Comme annoncé, le collectif des contribuables en colère qui ne voulait pas de cette cérémonie était là...
Ce sont même ces membres qui accueillaient en premier les invités à la porte du hall polyvalent en leur donnant leur tract avec leurs vœux, «que nous soit apportée la preuve de l’intérêt pour nos communes d’appartenir à la com-com, que nos impôts locaux soient utilisés au bénéfice de la population et non pour éponger un déficit lié à des opérations contestables, que la gestion communautaire soit en toute transparence et que nous soient données des marques significatives de la volonté politique de relever notre territoire au-delà de combler un déficit». Pour eux, cette cérémonie est «indécente» au vu de la situation financière mais aussi de son lieu, à Aubusson, ville de l’ancien président. Pour une de ses membres, il ne fallait pas faire de vœux comme à Aubusson, «pour une fois qu’il montre l’exemple». Certains ne les regardent pas, ne leur disent même pas bonjour, d’autres prennent le tract.
Après plus de vingt minutes d’attente, le président Jean-Luc Léger invitent les partenaires privés et publics* à s’avancer. Les premiers à  le faire sont les quelques membres du collectif des contribuables en colère, ils comptent bien empêcher cette cérémonie. Pancartes dans les mains et au son de trompettes,  ils demandent la démission de Jean-Luc Léger et que les responsables du déficit aillent en prison. Peu importe le bruit, Jean-Luc Léger débute son discours, pour lui cette cérémonie est avant tout un lieu d’échanges qui permettra de répondre aux interrogations des habitants. «On partage plus de choses qu’il y a de choses qui nous séparent», avoue le président qui a eu dans les mains le tract du collectif et qui a invité ses membres à monter sur scène. Pas avertis avant et non préparés, ils n’ont pas voulu le faire. Jean-Luc Léger «formule d’emblée le voeu que 2018 soit une année qui permette de retrouver plus de sérénité pour notre collectivité et pour notre territoire». La chanson de Dalida Paroles, paroles retentit de plus belle. «Si 2016 avait été marquée par une véritable bourrasque émaillée par le changement d’exécutif, la plainte pour faux et la révélation de la dérive financière, 2017 aura été à son tour une année marquée par des événements très forts, parfois dramatiques». Il a salué le travail des agents qui ont permis à la com-com de continuer à rendre des services. «Bouh, bouh», crient les contribuables en colère. Il évoque ici la piscine, les crèches, l’urbanisme ou encore le contrat de ruralité. «A deux reprises, la com-com a risqué le défaut de paiement», confie-t-il notant qu’après avoir connu un déficit de 4 millions  d’euros en 2016, celui-ci a été réduit de 1,2 million d’euros. Une réduction expliquée par la vente  d’actifs, l’augmentation fiscale qu’il regrette «amèrement»... Les sifflets se font de plus en plus présents. «Nous sommes ni aveugles, ni sourds, il reste beaucoup de choses à faire», avoue le président qui invite «à ne pas confondre le débat et la polémique. La confrontation d’idées et le lynchage. La critique légitime et l’instrumentalisation des drames.»
«Tout est génial», ironise le collectif face aux propos de Jean-Luc Léger empreints d’optimisme et qui veut espérer que 2018 sera «l’année du rebond», une année marquée par la justice, le redressement financier et le projet de territoire dont les contours ne sont encore pas connus mais dont le choix à faire est clair «soit une Communauté de communes au rabais soit une communauté de communes encore au rendez-vous de son territoire».
«Relevons la tête !»  ajoute Jean-Luc Léger finissant son discours, une fois n’est pas coutume par une citation de Winston Churchill  : « le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal, c’est le courage de continuer qui compte. »
Les contribuables en colère sont loin d’être convaincus et font retentir à nouveau leurs trompettes et exigent la démission du président tandis que de l’autre côté, on applaudit.
Pas de pot de l’amitié avant de se quitter, faute de budget... Une chose est sûre, l’apaisement n’est pas pour tout de suite.

*Michel Moine faisait partie de l’assistance.