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23:39Creuse : FNE 23 : nouvelle association qui préserve la nature creusoise, y compris des éoliennes | L'Echo… https://t.co/Qa3j5YQ9rF

Comme le lait sur le feu...

Agriculture

Le rendez-vous a débuté il y a à peine une heure et déjà la rumeur circule : les choses ne semblent pas avancer dans le bon sens. Le tract à la main, les exploitants exploités de Creuse, de Corrèze ou encore du Puy-de-Dôme ont décidé de bloquer à nouveau la Laiterie des Montagnes d’Auzances (LMA) alors qu’à la mairie, une délégation des JA et de la FDSEA demande au P-DG de Terra Lacta la revalorisation du prix du lait à 340€/1.000 litres, prix minimum pour couvrir les coûts de production.
Les tags au sol remontent à leur dernière visite, il y a moins d’un mois, sont restés visibles, leur colère, aussi. Tandis que les acteurs de l’aval de la filière laitière reconnaissaient l’urgence de la revalorisation du prix du lait, dès juillet, a minima à hauteur de 340€/1.000 litres, la coopérative agricole Auvergne Limousin (Coopal), rattachée à Terra Lacta, annonçait un prix moyen de 310 €.
Guillaume et Annie, éleveurs installés en Corrèze, ne sont pas très optimistes. « On a l’impression qu’il a fallu faire des pieds et des mains pour faire venir. L’autre fois déjà, ils ne voulaient rien lâcher », rappelle le premier. « Sauf que ça ne peut pas durer. Je pense qu’un prix plus bas, ce n’est pas possible. Installer des jeunes, ou penser à l’avenir, ce n’est pas possible », poursuit la seconde. « Les économies, les diminutions de charges, de coûts, il y a un moment où on ne peut plus le faire. » En résumé  pour Guillaume, « c’est malheureux, on a l’impression qu’il faut être violent pour que ça passe. »
La violence ne sera pas pour cette fois, même si, accueilli à son retour par un « Alors il faut tout casser ? » amusé, Jean-Marie Colon, le président des JA Creuse lâchait un « Ah, ça pourrait »
La délégation a obtenu un rattrapage à 320 €/1.000 l. pour juillet là où elle en demandait 330 et 330 € en août et septembre au lieu de 340. Une augmentation, certes, mais insuffisante. Les exploitants continueront à produire à perte. Mieux encore, il se pourrait qu’ils finissent par payer les augmentations de juillet, août et septem-bre... « Le prochain conseil d’administration va décider en septembre des prix pour la fin de l’année. Ils espèrent que la grande distribution suivra, autrement, ils ne pourront pas tenir et seront obligés de rattraper les augmentations sur le trimestre prochain », explique Jean-Marie Colon.
Reste à savoir alors comment réagir pour faire comprendre que ce qui a été obtenu est encore loin du compte : poursuivre le blocage pour appuyer le coup ou se contenter des avancées du jour et remet-tre la pression lorsque se réunira à Auzances le CA. C’est finalement cette seconde option qui a été privilégiée. « Là, à être trop gentil ça va vous jouer des tours », prédit un partisan de la première méthode. « Ce qu’on a obtenu, le but, c’est de ne pas le perdre et en récupérer plus. On ne part pas de rien », plaide Thierry Jamot, président de la  FDSEA 23, qui souhaite une pression dans le temps.
Tous, en tout cas, comptent bien s’inviter au prochain CA et y retenir les convives jusqu’à obtenir satisfaction.

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