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Théâtre, médiathèque, école de musique: et au milieu, vivent des artistes

Lors de la présentation des festivals d'été à la presse régionale à l'ancien Conseil Régional du Limousin, nos confrères limougeauds, presque admiratifs: «Vous n'allez pas vous embêter cet été. C'est riche et de qualité»... Si vous le dites...
Mais il n'y a pas qu’aux beaux jours venus, quand les cours d'école sonnent creux en espérant être à nouveau aussi bien occupées aux première feuilles «tournantes» que la Culture est présente sur le territoire.
Un territoire signé d'un festival, 64e du nom cette année (à sa naissance et de très longues années durant il n'y eut que ce rendez-vous hors structures  en dur et déjà peu nombreuses en Limousin).
Et puis est né de ce fourmillement intellectuel un beau théâtre, où les auteurs d'aujourd'hui et ceux d'hier trouvent en les troupes «actuelles» des fourmillements de plaisirs partagés.
Un jour Mme Dati, garde des Sceaux, décida que le tribunal de Bellac n'accueillerait plus les robes de la justice ni les justiciables. Décision rapide, communale puis intercommunale et naquit la médiathèque Jean-Giraudoux et ses annexes campagnardes.
Non loin, mais montant en régime d'année en année, l'école de musique dont le fruit le plus abouti, l'Harmonie municipale rappelle que de la base naissent toujours de beaux fruits.
Filiations
Et ce qui est très intéressant, c'est que les animateurs de ces trois structures (qui ont aussi des amitiés fortes avec la Ferme de Musique de Villefavard) savent «jouer entre eux».
De belles lectures en la salle de justice, ainsi que de belles auditions musicales et bientôt (ce 10 juin à 11 h) Curtis Simmons sortira son CD avec un petit concert en entrée libre et acoustique (on nous a déjà dit qu'il reviendrait avec des potes, l'été venu...).
Des auteurs, aussi, en résidence au Cloître et qui travaillent avec les écoles et les instituteurs avisés (Bellac, Peyrat-de-Bellac...) et qui oeuvrent aux beaux métiers de l'écriture, des activités de création.
Ces jours-ci, ces temps derniers même, deux «graphistes», Michaël Bettinelli et Fanny Etienne-Artur sont allés à la rencontre d'enfants des écoles. Pour Fanny, ce fut avec la classe de M. Champeymont à Peyrat et pour Michaël (qui édite aux Edt du Leberon, locales) les CE et CM de Bellac Les Rochettes.
Les deux, selon des horaires plus ou moins denses (il faut bien sûr à tout un chacun trouver les financements).
Fanny est de partout, car l'art n'a jamais de frontières. Les hasards du temps, l'amour aussi, lui ont fait ancrer ses crayons, ses envies, ses lumières intérieures qu'elle sait si bien coucher sur la page blanche à une dizaine de kilomètres de Bellac (nous laissons  à l'amour le secret de ses niches...). Elle y a retrouvé l'une des plus belles plumes des «polaristes» français, Patrick Dewdney, qui n'a pas eu besoin de carte ou de territoire pour faire vibrer les ombres creuso-corréziennes.
Fanny, c'est du graphisme, certes (métier officiel) mais aussi un travail pour imager pour les herboristeries, les savonneries ou même («Pianotine»), un travail en mouvement lent pour Arte.
En cinq séances de deux heures à l'école des Deux-Tilleuls, dans la classe de M. Champeymont, elle a abordé son métier par tous les bouts. Les élèves apprenant même la notion de «chemin de fer» (retrouvé dans tous les films policiers..). Elle a amené à la médiathèque la production des petits Peyrachons et c'est surprenant.
Michaël, lui, est «bédéiste» (produit par Lébéron entre autres) et sort d'une école de communication bordelaise. «Pas de boulot, rien d'intéressant, des grosses boîtes où l'on n'est qu'un numéro... pourquoi ne pas tenter l'aventure de la création seul». Alors!
«Alors, surprise! Le besoin d'être sans cesse sur l'ouvrage, et savoir en partant d'une idée créer un propre cheminement. Avoir la rigueur pour aller au bout mais surtout, belle surprise, trouver des publics inconnus dans les écoles, les associations. Ma participation au Salon de Bellac (Fête de l'Automne 2016, Médiathèque Jean-Giraudoux) m'a permis d'ouvrir plus de portes que je ne croyais. J'interviens maintenant de Saint-Junien à Peyrat bien sûr mais aussi Saint-Léonard, la Charente... et Bordeaux.
Ces deux artistes ont donc tracé leur chemin, trouvé en ces structures (pour lesquelles on se doit de rappeler que les finances sont de plus en plus maigres... et comme la Culture n'est pas considérée par les tenants du pouvoir comme un atout pour demain...) la place de l'artiste dans nos régions.
Si l'on veut les faire rire (essayez pour voir, la réponse est rapide) évoquez le double mot capitale/Paris et vous aurez la réponse.
Il faudra aussi que nos fonctionnaires d'élite, nos élus (du plus petit au plus grand) comprennent dans une société de l'urgence (que ce soit l'hyper-sécurité comme l'hygiénisme), que le juste temps est aussi celui de la création artistique. La juste lenteur, les imprimeurs de pays, les rencontres humaines. Et si demain avoir le plaisir d'être était plus important que celui d'avoir... sans plus.
André Clavé
 

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