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Transfert suspendu provisoirement

Mercredi vers 16h30 à l'appel du «Comité environnemental de la Basse Marche», un rassemblement s’est tenu à Bellac pour protester contre l’arrivée à Alvéol de déchets caoutchouteux provenant de la friche Wattelez du Palais-sur-Vienne...

Si les manifestnats étaient là mercredi, c’est que le collectif rencontrait, à la sous-préfecture, le préfet, Raphaël Le Méhauté.
Lorsque le véhicule du préfet est arrivé, les gendarmes ont fait comprendre aux manifestants qu’il fallait reculer. Quelques minutes plus tard, une délégation d’une quinzaine de personnes du collectif (dont d’anciens dirigeants d’ARBRE, association qui à l’époque s’était opposée au cen-tre d’enfouissement du Syded à Peyrat-de-Bellac, Alvéol) était reçue durant 1h30 par le représentant de l’Etat.
Dehors, on échangeait les tracts, surtout celui contenant les questions posées au préfet par la délégation qui était reçue dans le même temps.
Au sortir de la réunion, les représentants du collectif faisaient part de leur déception : «On n’a pas appris grand chose, si ce n’est que le préfet reconnaît que les élus et la population n'ont pas été correctement informés et que pour l’instant, il veut bien observer un moratoire de 8 jours en suspendant les «livraisons». Pour l’instant, c’est tout, le préfet ne veut toujours pas reconnaître l’aspect polluant des objets transportés».
Le débat s’est ensuite déplacé salle de la Gartempe. Il a été riche et divers, car nous sommes devant une vague d'inquiétudes, de on-dit, d’approximations. Polluants au Palais, non dangereux à Bellac... car bien surveillés. Les pompiers de Bellac seront-ils équipés pour cela? Promesse préfectorale là encore. Mais surtout, ce qu’ont révélé les prises de parole, c’est que face à ce problème qui existe depuis des années, d’autres solutions largement différentes qui existent ne sont pas examinées. On a beau avoir mis à l’Environnement un ministre charismatique et ancienne star de la télé, la France reste un très vieux pays concernant l’élimination de produits mis sur le marché.
En attendant une route digne de ce nom qui relie à Poitiers d’un côté et à Limoges de l’autre (université, hôpitaux...), la  population (déjà près de 500 personnes au collectif, plus de 2 000 pétitions signées, tant en papier qu'en ligne) est mobilisée. Car passer pour des ploucs qui prendront bien les poubelles de Limoges, ça fait déborder le bon sens.
A Bellac et Peyrat-de-Bellac (les deux communes sont bien représentées au collectif), on a l’habitude des combats concernant la pollution environnementale.
Une réunion doit se tenir à Peyrat-de-Bellac le 20 juillet à 19 h.
Le préfet annonce la suspension provisoire du transfert des pneus
Et jeudi en début d’après-midi : coup de théâtre. Lors d’un point presse, le préfet annonçait la suspension provisoire du transfert des pneus du Palais-sur-Vienne vers le centre Alvéol à Peyrat-le-Château.
«Après mûres réflexions, la nuit portant conseil, j’ai décidé non pas d’arrêter le transfert des déchets mais de suspendre provisoirement le transfert des pneus», explique Raphaël Le Méhauté.
Sur quelque 62 000 tonnes de déchets, ces pneus représentent environ 14.500 tonnes, le reste étant constitué de déchets souillés, mélange de caoutchouc, de ferraille et d’autres matières. «Nous allons également produire à l’intention du collectif l’ensemble de l’étude réalisée par ANTEA. Et très prochainement, sur le site Alvéol, je vais organiser une réunion pour un partage complet de cette problématique d’élimination de déchets.» Par ailleurs, le préfet assure vouloir associer plus étroitement les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) pour «progresser sur le volet de la lutte contre le risque incendie. Précisons d’ailleurs que le site du Syded est sous surveillance 24h sur 24 et que, une fois le transfert achevé, tout sera recouvert», sous entendu que le risque incendie sera complètement éteint.
Bien décidé à rassurer la population locale en multipliant les rencontres et exercices de communication, Raphaël Le Méhauté réaffirme toutefois que la solution Alvéol pour assainir le site Wattelez est bien la plus pertinente. «Lors des réunions, certains ont évoqué le procédé de biolyse. Sauf que ça ne marche que pour les pneus récents mais pas pour ceux qui se trouvent sur le site Wattelez depuis plus de 25 ans.» Pour lui, laisser passer encore un décennie et dissimuler ce dossier sous le tapis n’est pas une option. A travers les consultations qu’il a multipliées ces derniers jours, le préfet glisse aussi qu’il a bien ressenti «le profond sentiment d’abandon du nord du département». Mais Quand il entend dire qu’on veut «nettoyer Le Palais en salissant Bellac», il dément. «Concernant les déchets ménagers, y compris ceux du nord du département, ils sont bien traités par l’usine d’incinération de Limoges. Bien sûr, il y a l’historique d’Alvéol. Mais encore une fois, il s’agit de déchets économiques pour lequel ce site est adapté.» Et d’appeler à la responsabilité «du collectif et de tous les contestataires» car pour lui «la solution que nous avons retenue c’est celle qui est la plus satisfaisante.»

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