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Rentrée scolaire... que reste-t-il!

Depuis le 1er janvier, les trois communautés de communes Haut-Limousin (ex-Bellac), Basse-Marche (ex-Le Dorat) et Brame-Benaize (ex-Magnac-Laval et Saint-Sulpice-les-Feuilles) ne sont plus
qu’une, pour laquelle le déterminatif administratif (le nom) a été assez facilement trouvé par consensus entre les élus de proximité, ces « petits maires » : Haut Limousin en Marche.
Auparavant, ces lieux étaient loin de Limoges, déjà (si ce n’est la bordure de l’A20 au nord-est, bien que...). Que dire maintenant de l’éloignement de Bordeaux. Sur ces quarante-trois communes maintenant liées pour la lecture des territoires, les investissements, les amortissements (que de salles des fêtes...), l’école (la Noble, celle qui s’appelle Education Nationale) était représentée dans... six-sept communes... ce qui sera encore le cas ce 4 septembre au matin.
Des vides...
et des vides encore
Faire le tour de cette zone marquée par une perte énorme de
population (la commune d’Azat-le-Ris vient de passer à 4,5 hab/km2), il y avait déjà des constats terribles. Lorsqu’il y a 10 ans, nous avions suivi la dernière fête des écoles de Darnac... nous laissions le canton du Dorat (ex-canton, vieille France semble-t-il...) avec le seul chef-lieu ayant des écoles. Et encore à l’époque, les écoles catholiques avaient place sur vue ou vue sur place... Elles ont disparu... En Haut Limousin, Bellac, Saint-Bonnet (menacés d’une perte de classe à cette rentrée), Berneuil, Blond, Mézières-sur-Issoire, Nouic, Cieux (en RPI avec Javerdat), Peyrat-de-Bellac, Bussière-Poitevine avaient encore de début septembre à fin juin les cris des enfants dans les cours. Et déjà bien des lieux éducatifs fonctionnant en RPI (Rassemblement pédagogique intercommunal).
Sur Brame-Benaize, il nous a fallu une bonne demi-heure avec les personnels de la CDC pour vérifier que rien n’avait été fermé. Il y a bien maternelle et primaire (ou maternelle ou primaire) à Magnac-Laval, Saint-Sulpice-les-Feuilles, Lussac-les-Eglises, Arnac-la-Poste, Dompiere-les-Eglises, Saint-Léger-Magnazeix et Saint-Hilaire-la-Treille. Là aussi, bien des RPI.
Voici donc l’état des lieux pour maternelle et primaire. En secondaire, Bellac se taille un peu la part du lion avec collège (Louis-Jouvet), lycée classique et professionnel (Jean-Giraudoux) et lycée professionnel (Martin-Nadaud). Au Dorat, pas si loin, un collège (Pierre-Robert), un lycée professionnel, petit certes, mais pertinent (George-Sand) et à Saint-Sulpice le collège Fabre-d’Eglantine. Il nous faut rajouter le lycée professionnel agricole de Magnac-Laval et en lieu éducatif le CFPPA de Bellac, ces deux dernières entités ne relevant pas de l’Education Nationale.
À Bellac, pour ne pas faire de
jaloux, l’école privée catholique offre aussi un collège. Tous deux menacés et nous semble-t-il bien loin des normes demandées aux écoles nationales.
Quel avenir ?
Le jour de la prise de vue de l’école des Rochettes, surprise, on construisait (le personnel communal) des WC pour personnes à
mobilité réduite alors que ceux tout proches avaient été refaits sans penser au problème il y a 2, 3 ans...
Mais surtout, ce qui est surprenant, c’est le nombre d’élève de cette école datant du début des
années 60 (l’inauguration avec le toit plat qui s’était retrouvé dans la rue a marqué la cité). À peine 99, à cette rentrée, contre 129 il y a trois ans à peine. Et c’est la même chose partout. La dépopulation du nord de la Haute-Vienne continue son chemin terrible.
À retirer des fonctionnaires ou travailleurs d’entreprises de type « publique » (il n’y a pas eu d’accueil CPAM et CAF à Bellac en août), à vider les gares des cheminots, à transformer les gendarmes en pilotes pour faire oublier que les gendarmeries (Bussière-Poitevine, Le Dorat) sont soit fermées, soit ouvertes un jour par semaine « tout le monde » en fin de compte, participe à cette désertification.
Heureusement qu’il reste un corps enseignant tiré de tous les côtés, à qui on demande de remplacer   même la famille éclatée parfois ou remplacée par la multiplicité des écrans. Il reste des projets pédagogiques pointus pour lesquels les médiathèques ou les scènes majeures (Le Cloître Bellac... option théâtre au lycée Giraudoux et l’Auditorium de Villefavard) servent de guide et de phare. Cela avant que les communes et les communautés de communes soient « vidées d’énergie » par un gouvernement rendu aveugle par les normes ultra-libérales de
l’Europe... la belle excuse.
Demain se commence aujourd’hui et plutôt que de vilipender les
instits qui n’apprendraient rien à nos chères têtes « de toutes les couleurs », c’est bien ensemble que l’on sauvera demain, qui ne commence, réellement, qu’aujourd’hui.
André CLAVE

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