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élevage ovin: incontournable «Foire de septembre»

Les très très nombreuses personnes qui s'étaient rendu mercredi 6 à la première journée de TechOvin avaient été doublement surprises. Qualité technique des rencontres, poids économique de l'élevage ovin et surtout, jeunesse des visiteurs. Car l'élevage ovin, même s'il souffre comme d'autres de problèmes de transmission ou d'installation est «plutôt jeune».
Et si TechOvin existe, c'est qu'il y a eu la «mère» de la génétique, l'application des évolutions à la sagesse agricole, la foire des reproducteurs ovins de Bellac qui se tient, tant changer d'habitude, le premier jeudi de septembre sous les ombrages du parc Charles-Silvestre.
Si en 2016 il y avait 919 reproducteurs mâles agneau ou antenais présenté aux échanges économiques et 78 exposants éleveurs sélectionneurs, il n'y en avait que 843 (pour 72 éleveurs exposants) cette année... ce qui en fait de toute façon la foire la plus importante de l'Hexagone.

Renouveler et améliorer
Un bélier, acheté après avoir bien sûr lu les «papiers familiaux», ce sera dans sa nouvelle ferme de 3 à 5 ans de loyaux services pour, selon les choix, de 30 à 50 brebis. Si l'on prend en compte que dans la région qui entoure Bellac sur 50 km la taille des «petits troupeaux» est de 300 têtes, on comprend l'importance du déplacement de septembre pour garder la qualité et la quantité des troupeaux.
Et comme Bellac est plutôt au centre de la France, les magnifiques texels ou charolais venus de la frontière luxembourgeoise ont ensuite pris la route du sud du Lot, voire des Pyrénées... ou simplement de Blond et Peyrat-de-Bellac.
Les cours! Réguliers, les plus beaux animaux étant naturellement mieux négociés. Et il fallait être dans le centre de Bellac ce jour-là (toutes les foires agricoles se terminent à midi... ensuite on mange) pour se rendre compte de l'importance. Si l'on ajoutait aux bétaillères des vendeurs les remorques des acheteurs, il fallait bien tout l'aréopage de gendarmerie présent pour fluidifier tout cela.
Le moins que l'on puisse dire c'est que «les affaires ont été bonnes». Bien sûr, on ne donne jamais le vrai coût, bien que la confiance se soit instaurée depuis des années de fréquentation. Ce qui est sûr, c'est que même ceux qui grommèlent toujours étaient là les années précédentes, étaient là pour la 54e foire et seront bien sûr là les années suivantes. Car Bellac... c'est incontournable dans l'élevage ovin français.

André Clavé

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