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«Lumen», le théâtre ouvre les échanges

La troisième proposition de la saison était, une fois encore, un «seul en scène». Mais en vérité, ces moments artistiques ne sont que le fruit de collectifs, d'écritures à la table, de regards extérieurs, de réflexions échangées et si l'expression finale est solitaire, c'est bien un «fruit partagé» en construction tout d'abord puis en échanges après représentations.
«Lumen», c'est la plongée dans le monde et les écritures fantastiques, à l'image du «Horla» de Guy de Maupassant.
«Le Horla » est l'aboutissement d'une série de contes qui font référence à un sentiment de double puis à un être monstrueux ou surnaturel. Maupassant a renouvelé le thème du double, présent dans la littérature fantastique depuis Hoffmann, en se servant des dernières réflexions...
Moment étrange
Les élèves en après-midi, le public «habituel» (à partir de 12 ans toutefois, il faut de la profondeur dans la réflexion et l'écoute) se sont donc retrouvés dans une salle profondément noire avant l'apparition d'un visage blafard, derrière une table et, par la simple magie de l'expression mimique, le questionnement, les angoisses qui apparaissent. Quasiment pas une seule parole (si ce ne sont quelques phrases d'introspection enregistrées), simplement l'invitation au public à ce que chacun «plonge en soi».
Pas spectateur, donc, mais acteur de cette rencontre où l'étrange remplace le quotidien, le non écrit... l'écrit.
L'après-midi, une prof de français et sa classe de 4e qui avait déjà reçu à Louis-Jouvet le metteur en scène, Cédric Laurier, a pu échanger, débattre avec également Régis Roudier, le comédien et les élèves ont été surprenants.
Le soir, pour un public presque d'aficionados, l'accueil a été similaire et le débat, riche, dense, animé par Cyril Cognéras, directeur de la revue Lebéron et l'auteur David Clomot autour du thème «Faut-il encore écrire de la littérature fantastique aujourd'hui? »
Rencontrer l'étrange, échanger, s'instruire... c'est aussi l'un des rôles essentiels du Théâtre du Cloître et de «Bellac sur Scène».
André Clavé