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A hurler de silences...

Dernier rendez-vous de la saison 2018-2019 au Cloître, tout juste un petit (ou un grand pour les impatients) mois avant un 66e festival national qui pour en être dense n'en sera pas moins riche.

Et pour les spectateurs, nombreux, un titre pour le moins étrange pour le rendez-vous artistique du soir «Parler la bouche pleine», proposé par la Compagnie du Dagor, vieux compagnons de route du Cloître et dont Julien Bonnet et Thomas Gorner sont également artistes intervenants des classes option théâtre du lycée Giraudoux. Une option spécialisée «théâtre» mise en place en partenariat avec le théâtre du Cloître.Et surprise tant pour les acteurs que pour la prof, des anciens élèves étaient même revenus et c'est d'eux (les gros ados) que viendront les plus fines analyses.

Car le «spectacle proposé» est pour le moins étrange. Pensez... on vous invite à être spectateurs pour un spectacle sans paroles. Si ce n'est une vague musique de fond, un téléphone qui sonne de temps à autre auquel on ne dit rien ou du moins près duquel on arrive trop tard.

Une table... qui s'agrandira jusqu'au «repas funéraire» ou ressenti comme tel. Une table, trois couples et le ballet de la mise en place d'un repas de type «bourgeois» (on en ressent tous les codes), significatif dans l'occupation de l'espace et l'expression des habitudes.

Rien n'est dit, il n'y que la nappe (qui sera obligée de s'agrandir), des rallonges à mettre (très bon moment humoristique du fait à défaire...) et des couverts qui ne recevront jamais rien...

On cherche sa place. Et comme on est «face public», il n'y a pas, contrairement à la «Cène» de chef défini et les petites aigreurs prennent plus ou moins la lumière.

La «chef de maison» (ressentie comme telle) est sur-active, fait et refait, défait et re-défait et la tension est palpable. Le travail est proche du ballet contemporain et le corps prend toute sa place. L'occupation de l'espace (que l'on ressent par le travail de mise en scène) est millimétré, le temps est parfaitement rodé (on était à la 13e représentation) et chacun dans le public ressent ce qu'il a trouvé dans son propre sac culturel et de traces de vie. Nous sommes face à un grand miroir et nous sommes tous ou moins touchés à un moment ou un autre.

Julien Bonnet a pris un remarquable pari artistique, et la dramaturgie de Thomas Gornet crée une tension parfaitement étrange, presque indéfinissable. Les jeunes au pot de fraîcheur qui suivait bavardait plus que d'habitude tant il y avait de silences d'expressions à commenter.

Au fait, le seul moment où l'expression est difficile à comprendre c'est quand les sept intervenants (la représentante de l'ailleurs est arrivée... enfin ou trop tard) prennent la parole, l'expression vocale. Comme ils parlent tous ensemble... ils sont, comme à l'habitude... incompréhensible.

Cela aura au moins servi de leçon, le débat demande toujours du temps. Celui de l'écoute qui précède celui de l'expression... Comme dans tous les grands textes de théâtre.

A.C

Légende photo: «Parler la bouche pleine», proposé par la Compagnie du Dagor.

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