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Eurenco : les grévistes forcent un face-à-face avec leur directeur

Social

Le directeur général d’Eurenco, Dominique Guillet, était attendu de pied ferme hier matin sur le site de Bergerac, où les salariés grévistes l’ont interpellé sur leur devenir dans l’entreprise.

Le bras de fer se poursuit sur le site de la Poudrerie, syndicats et personnels dénonçant les mesures envisagées par leur direction dans le cadre du futur accord d’entreprise. Hier matin, les salariés d’Eurenco débrayaient en effet de nouveau dans l’attente de la venue annoncée de leur directeur général. Dominique Guillet arrivera aux alentours de onze heures, sous le bruit des explosions de pétards, et face à un comité d’accueil d’une quarantaine de grévistes. La voiture du dirigeant ne franchira pas les grilles de l’usine. « Ce sont aux salariés que vous devez des explications », l’interpelle Patrick Lorgue, le délégué central Cgt d’Eurenco Bergerac, « dites-leur pourquoi les négociations sont au point mort ».

Le directeur veut un effort des salariés

Contraint, Dominique Guillet fera face aux personnels. « J’ai toujours fait acte de présence et d’écoute lors des négociations avec les représentants syndicaux », lâche avec aplomb le directeur qui carresse l’espoir d’un retour au dialogue. « Les écouter c’est bien les entendre c’est encore mieux », lance alors un salarié, « ce ne sont pas des réunions de négociations que vous proposez. Vous ne faites qu’informer de vos directives sans jamais prendre en compte une seule des remarques des syndicats ». Le ton monte d’un cran : « Vous nous proposez un recul social de trente années », tonne un gréviste, « un accord doit être gagnant-gagnant, or à ce jour il est cent pour cent en votre faveur. Entendez le ras-le-bol et la colère des gens plutôt que de leur afficher votre mépris ». Dominique Guillet se rabat sur la situation économique d’Eurenco pour se justifier :
« L’entreprise est en perte de vitesse récurrente depuis plusieurs années. Des efforts sont demandés à tous pour redresser la situation ». L’argument est loin de faire mouche. Les grévistes signifieront à leur directeur qu’ils n’ont aucunement l’intention de payer l’addition des erreurs stratégiques de leurs dirigeants successifs. Dominique Guillet réaffirme alors sa volonté d’un retour des syndicats aux négociations. « C’est une grosse arnaque qui n’a qu’une seule finalité, un minima de la convention collective », lâche Anselme Gutierrez, le secrétaire Cgt du comité d’entreprise, « et en ça vous attendez l’aval des syndicats tout simplement pour vous couvrir ». Patrick Lorgue partage l’écœurement des personnels qui songent d’ores et déjà mettre fin à leur carrière si le nouvel accord d’entreprise, en l’état, voyait le jour. Un salarié lui fera écho : « Cela fait trente-trois ans que je suis dans ces murs, trente-trois années durant lesquelles on s’est battus pour obtenir certains acquis sociaux. Quel message vous envoyez aux jeunes de l’entreprise en détruisant tout ça ? ». Un autre revient sur le projet de rémunération à deux vitesses : « Pour le même boulot, un collègue embauché plus tard que moi touchera moins ? J’aurai franchement du mal à le regarder dans les yeux, et je n’imagine pas les conséquences sur l’esprit d’équipe ». L’échange se poursuivra en comité restreint avec les organisations syndicales sans que rien de concluant ne ressorte de cet entretien. Le dirigeant se rendra aujourd’hui sur le site de Sorgues où des actions de grève et d’accueil sont également prévues par les syndicats.

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