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Il y aura bien deux IRM à l’hôpital de Bergerac

Santé

Alors que l’ARS autorise l’implantation d’une seconde IRM à Bergerac, les libéraux pourraient bien compromettre son installation.

Les affiches pour dénoncer la fermeture de l’Irm de la clinique Pasteur fleurissent à tous les coins de rues de la ville. La pétition en ligne des médecins et radiologues libéraux de Bergerac enregistre déjà près de 2 500 signatures et les messages de soutien se multiplient sur les réseaux sociaux. Pourtant cette mobilisation prête à confusion. Car si l’Agence Régionale de Santé refuse le renouvellement d’autorisation tel quel d’IRM à la clinique, elle n’entend cependant absolument pas supprimer cet appareillage du territoire. Au contraire, l’Agence vient d’acter l’implantation d’une seconde Irm, mais conditionne l’obtention de l’autorisation de la clinique à un regroupement des deux équipements sur le site hospitalier. Afin d’écarter tout doute sur cette question, la directrice et le conseil de surveillance de l’hôpital de la ville ont tenu une conférence de presse ce samedi. « C’est une affaire qui fait couler beaucoup d’encre mais sur laquelle il y a énomément de désinformation », déplore le maire et président du conseil de surveillance,  « on arrive ici à faire croire aux Bergeracois qu’on risque de ne plus avoir d’IRM à Bergerac alors que c’est absolument faux ». Daniel Garrigue rappelle tout d’abord les conditions d’implantation de cet Irm à Bergerac. C’était il y a tout juste quinze ans. L’ARS décide de l’installation de l’équipement à la clinique, l’hôpital ne possédant pas à l’époque un nombre suffisant de radiologues pour assurer son bon fonctionnement. « C’est une situation quasi-unique en France car ce type d’équipement est toujours implanté en centre hospitalier », insiste Daniel Garrigue, « un rapport de la Cour régional des comptes de 2011 indique d’ailleurs que la logique voudrait un retour à l’hôpital. La décision de l’ARS met tout simplement fin à cette anomalie ». La directrice de l’hôpital tient de son côté à rappeler que cet Irm fait l’objet d’un partenariat public-privé : « Son exploitation se fait dans le cadre d’un groupementd’intérêt économique, la clinique et l’hôpital étant chacun membre à 50 % de ce GIE. L’Irm installée sur le site de la clinique appartient autant à l’hôpital qu’à Pasteur », précise Corinne Mothes qui plaide dans ce transfert pour la sécurité des patients.

« C’est une perte de chance pour les patients », Corinne Mothes

« L’hôpital réalise chaque année vingt-neuf mille entrées aux urgences qui n’ont pas accès à l’IRM en dehors des heures d’ouverture de la clinique », poursuit la directrice, « dans les cas d’AVC, chaque minute compte, c’est un non-sens et une perte de chance pour les patients qui doivent avoir accès au service d’imagerie vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le scandale n’est donc pas de demander à ce que l’Irm soit sur le site hospitalier, mais réside dans le fait que pendant plus d’une décennie, les habitants du grand bergeracois n’en ont eu qu’un accès limité du fait de son lieu d’implantation ». Le refus de regroupement des radiologues pourraient cependant compromettre à terme cette offre de soins pour le bassin de vie. Le dossier d’autorisation d’exploitation doit en effet être déposé par le Gie avant la fin août sous peine de voir l’autorisation frappée de caducité par l’ARS. « Si le docteur Tran, président du Gie et radiologue de Pasteur ne fait pas cette demande, il n’y aura finalement plus q’un Irm à Bergerac », déplore Cécile Labarthe, membre du con-seil de surveillance de l’hôpital, « il n’ y a aucun intérêt à cette situation de blocage ». A l’argument des libéraux qui craignent une fuite des radiologues, cette dernière oppose celui de l’ARS « qui parle au contraire d’une nouvelle attractivité favorisant les recrutements ». Son homologue Adib Benfeddoul dénonce cette polémique : « Nous devrions nous réjouir de l’implantation exceptionnelle d’une seconde Irm, et sommes malheureusement face à des postures qui vont aujourd’hui à l’encontre de l’intérêt général ». La directrice de l’hôpital veut croire en une issue positive de ce dossier : « Alors qu’ils disent agir en défenseurs de l’offre de soins des Bergeracois, les radiologues libéraux devront assumer la responsabilité de leur posture en termes de perte de chance pour la population, si de leur seul fait, l’autorisation ne pouvait être renouvelée. Mais ce scénario ne peut s’imaginer », assure Corinne Mothes, « il y aura bien deux IRM à Bergerac au mois d’octobre prochain, tout sera fait pour que rien ne s’oppose à ce projet nécessaire pour notre bassin de santé ».

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