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Ligne SNCF 26 : un point gagnant pour les collectivités

Service public

Une réunion de concertation entre partenaires concernés par la rénovation de la ligne 26 s’est tenue mercredi à la sous-préfecture.

Le coup de gueule des collectivités aura au moins eu ça de positif : déclencher de la part de l’Etat une réunion de con-certation entre les divers partenaires de l’affaire. Après diverses motions de la part des élus du Bergeracois, puis une pétition et enfin  un rassemblement à l’occasion de l’inauguration de la Ligne à Grande Vitesse la semaine dernière à Bordeaux, la sous-préfecture de Bergerac a en effet voulu mettre en lumière tout les tenants et aboutissants du dossier par un tour de table. Celui-ci s’est tenu mercredi en fin d’après-midi. Pour rappel, le cœur du conflit réside dans le coût de la rénovation de la ligne ferroviaire allant de Sarlat, via Bergerac, direction Bordeaux. Celui-ci avait été estimé par la Sncf à quarante-cinq millions d’euros, répartis entre Etat, Sncf, Région et intercommunalités concernées. Pour ces dernières, l’opération impliquait de débourser plus de six millions d’euros. Compte tenu des retsrictions budgétaires des collectivités, les agglomérations bergeracoise et girondine avaient certe tiqué, mais accepté leur sort tant le fond du dossier était primordial pour leurs territoires respectifs et leurs usagers. Mais le mois dernier, patatra : la Sncf décide de doubler son enveloppe de travaux et donc l’implication financière des collectivités locales pour la rénovation de cette ligne. Une pétition lancée il y a trois semaines de la part des élus locaux a déjà receuilli près de cinq mille signatures. Evoquant la nécessité pour les sept-cent mille usagers annuels de ce tracé, le document incite Etat, Département, Région et Sncf à s’impliquer plus largement dans ce nouveau plan financier qui saigne ouvertement les agglomérations. Lors de cette concertation impulsée poar la sous-préfecture de Bergerac, la conseillère départementale Cécile Labarthe a assuré du soutien budgétaire de sa collectivité. Une annonce en laquelle le maire de Bergerac veut voir une bouffée d’air frais : « Enfin, le Département se dit prêt à s’impliquer dans ce nouveau plan de finacement », se réjouit Daniel Garrigue, « si aucun montant n’est avancé, cette prise de position va néanmoins dans le bon sens ». Le premier magistrat de Bergerac tend à voir le verre à moitié plein : « Les représentants de la Région comme de la Sncf ont été impressionné par l’engagement des élus sur ce dossier. Si nous sommes encore dans l’expectative, la mobilisation des élus locaux a eu cet effet d’impressionner Région et Sncf, une détermination qui peut faire levier dans l’avancée de ce dossier ». Une prochaine entrevue est d-ores-et-déjà prévue le mois prochain. « Il nous faut aller vite », assure Daniel Garrigue, « la pérennité de cette ligne nous impose un timing très serré ». L’issue de ce dossier réside aujourd’hui de la seule volonté de l’Etat et de la Sncf à vouloir maintenir ce service public. Pour l’anecdote - si tenté que cela puisse faire rire - l’inauguration de la Lgv a coûté six millions d’euros en petits fours à la société publique ferroviaire, soit le montant demandé à la base aux intercommunalités pour la rénovation de cette ligne. En plus de la mise en concurrence de la Sncf l’Etat voudrait tuer ce service public de transport, s’en prendrait-il autrement ?

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