Vols Périgueux-Paris : « Cette fois, c’est la dernière ! »

Conseil communautaire

Réunis lundi soir à Bergerac, les élus communautaires ont eu à se prononcer sur la participation financière de la collectivité à la ligne aérienne Périgueux-Bergerac.

Dans les vieux pots se font  les meilleures soupes, ou pas... Si la cuisine politique n’est souvent pas sans saveur, la rentrée communautaire de l’agglomération bergeracoise a malgré tout ce lundi soir servi un breuvage amer. Les élus ont ainsi eu à se prononcer sur l’éventuelle participation financière de la collectivité au service de desserte aérienne entre Périgueux et Paris. Cette année encore, le Grand Périgueux sollicite en effet l’aide de la Cab pour combler le déficit abyssal (1,3 millions d’euros) de cette liaison, soit 41 000 euros. Rien de nouveau bien au contraire : cela fait plus d’une décennie que Bergerac met à contrecœur la main au porte-feuille. Chaque année, les élus, de gauche comme de droite, s’insurgent contre cette participation à un service moribond et élitiste ; mais bon an mal an la délibération passe comme une lettre à la Poste. Pas d’exception en 2017 donc. Le maire de Lamonzie-Saint-Martin en premier tente une sortie : « Depuis que je suis élu, on nous refait la même en assurant tous les ans que ce sera la dernière contribution de la collectivité », déplore Thierry Auroy-Peytou, « l’an passé, on nous avait assuré mettre fin à ce financement dès l’arrivée de la ligne grande vitesse. Aujourd’hui la Lgv roule, mais on paie toujours ». Même son de cloche du côté de la bergeracoise Gaëlle Blanc qui voit en ce dossier « un fromage et dessert obligatoires ».

« Nous sommes à l’épilogue de cet accord », Frédéric Delmarès

Dossier également indigeste pour le maire de Lembras. Michel Terreaux s’en prend lui directement à l’association d’entrepreneurs La Voie des Airs, principale si ce n’est seule usagère de cette ligne : « Ces messieurs les industriels de Périgueux, à grand flot de pubs et de médias, s’étaient engagés à verser 300 000 euros pour le lancement de cette ligne aérienne, puis 100 000 chaque année. Sauf erreur de ma part, ils n’ont pas versé un centime alors qu’on nous bassine nous tous les ans pour mettre la main à la poche ». Le président de la Cab ne peut qu’acquiescer, mais tente cependant d’éteindre toute polémique : « Ce dossier s’apparente un peu à l’Arlesienne », admet Frédéric Delmarès, « mais un accord qui nous engage à contribuer à cette ligne a été pris. S’il est frustrant et compliqué, il a permis à ce que l’aéroport de Bergerac prenne une envergure départementale ». Comme l’an passé et ceux d’avant, le président s’engage à ce que ce soit bien là la dernière participation de la Cab, « je tiendrais bon sur cette décision ». Courage de la parole et force des actes (sic), les élus votent à l’unanimité cette délibération, moins la voix du maire de Lembras Michel Terreaux.

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.