Stany Delayre de retour au pays avec tout l’or du monde

Sport

Le Sport Nautique organisait une récéption mercredi soir pour accueillir l’enfant du club, Stany Delayre, sacré champion du monde d’aviron vendredi dernier lors de la finale du quatre de couple poids léger.

De retour des championnats du monde en Floride, c’est  avec une médaille d’or autour du cou que Stany Delayre est revenu ce mercredi soir en terre bergeracoise. Cinq jours plus tôt, le Bergeracois s’est en effet hissé sur la première marche du podium des championnats du monde, aux côtés de ses trois coéquipiers de l’équipe de France du quatre de couple poids léger. Tous les membres du club d’aviron attendaient avec impatience de féliciter leur champion qu’ils ont accueilli en héros.

« En trente-et-un an je n’ai jamais vécu une telle course ! », Jean Rousseaux, président du SNB

C’est avec une émotion non feinte que Jean Rousseaux, le président du Sport Nautique a rendu hommage à ce fils prodigue de l’aviron bergeracois : « C’est là un homme qui nous fait vibrer depuis 2006. Stany nous a habitués au luxe avec de forts moments de joie. Mais là, il faut avouer qu’il nous a fait un sale coup ! En trente-et-un an, je n’ai jamais vécu une course pareille ». Sur cette finale, l’embarcation tricolore, a en effet tenu en haleine tous ses supporters. Attaquée par les équipes grecque et britannique, ce n’est qu’à trente mètres de l’arrivée que le bateau français mené par Stany Delayre prend son rythme de croisière et décroche la première place. « Mon cœur n’a pas lâché, jusqu’au bout tu nous a fait tirer la langue », sourit le président à l’adresse de Stany Delayre. Les Bleus se sont imposés de quelques centièmes devant les Britanniques et les Grecs. « Cette course était inten-se », concède le champion en titre, « en montant sur le podium je me suis dis que ça ne devait faire les malins au club ! ». Stany Delayre ne cache pas sa fierté d’avoir ici pu écrire une belle page de l’aviron français. Mais c’est toujours à son club qu’il adresse ses plus fidèles remerciements : « Cette victoire c’est la nôtre. Sans vous je ne serai pas là où je suis, sans vous il n’y aurait pas eu de médaille d’or. Je sais que la relève est là, et j’espère pouvoir donner aux jeunes autant que ce que le club m’a apporté ». Cette première marche, c’est aussi une revanche personnelle pour le rameur. La quatrième place aux Jeux Olympiques de Londres de 2012 demeure un souvenir encore douloureux. Ecarté ensuite des JoO de Rio, Stany Delayre a multiplié les blessures nécessitant plusieurs interventions chirurgicales. « Je n’ai pas pu courir les Jeux Olympiques de 2016 parce que j’étais moins bon, mais parce que des décisions qui n’allait pas dans mon sens ont été prises. Cette médaille, c’est aussi une façon de prouver que je suis encore là et au top niveau ». Après douze années en international, le sportif ne cache vouloir lever un peu le pieds : « Je vais faire une pause, prendre des vacances et temps de vivre comme tout le monde. Ce sera aussi l’occasion de faire un point sur ma carrière ». Quant aux prochains JO, le Bergeracois préfère ne pas brûler les étapes : « C’est bien sûr un objectif, mais c’est encore loin ». Chaque chose en son temps. Pour l’heure, on savoure un or bien mérité.

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