Bénévoles, ces petites mains de l’ombre mises à l’honneur

Solidarité

Le Centre communal d’actions sociales (Ccas) organise une journée en direction de tous les bénévoles des associations locales qui œuvrent au quotidien dans la cité. Le rendez-vous est fixé au 17 octobre prochain.

Sans eux, notre travail au quotidien serait sérieusement mis à mal, voire impossible », avoue Antoine Santiago, le directeur du Ccas de Bergerac. Eux, ce sont ces plus de deux mil-le Bergeracois qui tout au long de l’année donnent de leur temps, de leur énergie, partagent leur savoir-faire, proposent leur service via les associations locales. Si la discrétion est souvent une seconde nature chez les bénévoles, le Ccas a choisi lui, le temps d’une journée de les mettre en lumière. « Cela fait un petit moment que l’on travaille à ce projet », poursuit Gilbert Blanc, élu bergeracois et vice-président du Centre communal, « l’idée est avant tout de remercier ces chevilles ouvrières qui sont un pillier incontestable de la vie de la cité ».

« Remercier et valoriser l’action de tous les bénévoles », Gilbert Blanc, vice-pdt du Ccas

Le 17 octobre prochain sera ainsi une journée dédiée à tous ces bénévoles. Rendez-vous est donné au parc Jean Jaurès où chacun est invité à partager une table espagnole avec animation musicale. « Ce sera un temps convivial, un moment de partage et d’échanges qui vise avant tout à valoriser les actions quotidiennes menées par l’ensemble des associations bergeracoises », glisse l’élu, « le travail des bénévoles n’est pas assez reconnu. Ce sera ici l’occasion de dire à chacun combien leur engagement est indispensable, mais également leur assurer du soutien de la municipalité ». Le contexte général de baisse des subventions aux associations et de suppression des contrats aidés va inévitablement mettre de nombreuses structures en difficulté et le bénévolat, s’il demeure une richesse essentielle, n’en reste pourtant pas moins une ressource de plus en plus rare. « Le contexte économique et social fait un peu peur », concède Gilbert Blanc, « il n’est pas forcément fait pour encourager l’engagement associatif. Cette journée est aussi faite pour mobiliser et promouvoir le bénévolat ». Dans une période où le repli sur soi et l’individualisme font recette, où la précarité ne cesse de croître, difficile alors de vanter les valeurs de solidarité et de réciprocité, difficile de se faire à l’idée que le seul salaire des bénévoles est l’engagement symbolique qu’ils mettent dans leur mission. Pourtant, ces hommes de l’ombre con-tinuent à œuvrer. « Nous le constatons au Ccas : depuis un mois les demandes sont de plus en plus importantes », déplore Antoine Santiago, « si notre action n’était pas accompagné en parallèle du tissu associatif, nous aurions beaucoup de mal à travailler et à subvenir aux besoins des personnes ». Un système pour le moment virtueux qui pourrait malgré tout manquer d’équilibre si le pouvoir en place s’appuie sur une assistance respiratoire pour pallier à ses défaillances sociales. La journée du 17 octobre n’est cependant pas à la con-troverse mais bien pour assurer de toute l’importance que représente aujourd’hui le bénévolat local pour le Bergeracois. Rendez-vous donc le 17 dès 11 h à la salle de l’Orangerie.

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