Fil info
18:31RT : de grâce donnez nous le numéro SIRET de La Souterraine Industrie » cette société n’est pas inscrite au registre de commerce !

UNSA et CGT d’une même voix pour la défense de l’hôpital public

Social

Ils étaient cinq cents hier à manifester pour la défense des services publics. Focus sur les personnels du centre hospitalier qui dénoncent le manque de moyens pour mener à bien leurs missions.

Une grande première à l’hôpital de Bergerac : les syndicats UNSA et CGT ont décidé d’unir leurs forces pour mobiliser les personnels dans cette grande journée d’action nationale pour la défense des services publics. Une centaine de personnels hospitaliers a ainsi répondu à l’appel de l’intersyndicale en débrayant durant deux heures hier. Les annonces du gouvernement Macron n’ont rien de rassurant pour leurs services déjà en souffrance. « On nous annonce la suppression de 120 000 fonctionnaires, alors que nous avons déjà du mal au quotidien à assurer nos missions », s’indigne Patricia Zabnicki, la secrétaire CGT de l’hôpital.

« Notre cœur de métier c’est l’humain, pas la rentabilité », Isabelle, de la CGT

Ce manque de personnels n’est pas sans conséquences. « Aujourd’hui, le taux d’abstentéisme oscille entre 10 et 12 % au sein de la structure », poursuit Pascale Slagmolen pour l’UNSA, « leur non remplacement cristalise un grand sentiment de mal-être au travail ». Les rappels sur congès, changements de plannings du jour au lendemain... les services sont au bord de l’asphyxie. « Ce stress permanent se ressent dans la prise en charge des patients », confie une gréviste, « depuis la tarification à l’acte, on nous demande de passer moins de temps avec les malades, ce n’est plus assez rentable. Mais notre cœur de métier c’est l’humain, ça ne se facture pas ! ». Dépossédés de leur mission, les personnels évoquent même une certaine culpabilité. « Plusieurs collègues ont tenté de se suicider ces deux dernières années. Si on ne peut les imputer au service, cela dénote un grand malaise de la fonction ». L’intersyndicale demande tout simplement à ce qu’on donne les moyens d’agir. « On se bat pour nos conditions de travail pour qu’in fine l’hôpital reste public avec ses missions propres. La santé est un droit pour tous qui ne peut se marchandiser ».

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.