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Les agents de l’agglomération craignent pour leurs acquis sociaux

Social

Le nouveau directeur général des services de l’agglomération bergeracoise, Philippe Laporte entend réorganiser le temps de travail des agents de la collectivité. Mesure loin de faire l’unanimité des syndicats.

Il n’est en poste que depuis quelques semaines, mais déjà le nouveau directeur général des services de la Cab cristallise les tensions autour de lui. Dans sa toute première lettre d’informations aux personnels, Philippe Laporte touche en effet un point particulièrement sensible en indiquant vouloir réorganiser le temps de travail des agents. Ce dernier estime que l’organisation actuelle « repose sur un système ancien et figé », et préconise « plus de souplesse ». C’est là un champ lexical que les organisations syndicales connaissent bien, et qui n’annonce généralement rien de bon.

Congès en moins, travail en plus et pointeuses...

Dans cette réforme de l’organisation du temps de travail, le directeur général ne propose d’ailleurs rien d’autre que d’augmenter le volume d’heures des agents, de 1554 heures aujourd’hui à 1607 demain, et ce bien entendu « pour mieux répondre à vos aspirations et aux besoins des usagers ». Ajouter à cela l’installation de badgeuses sur les lieux de travail, et on obtient forcément un vent de fronde au sein de la collectivité. Les syndicats CGT et FAFPTt se sont déjà tous deux fendus d’un courrier pour dénoncer les ambitions du directeur général des services. La CGT déplore de son côté une volonté politique de la gouvernance en place de détricoter les acquis sociaux des agents sur l’autel des difficultés financières de la CAB.
« Si le président supprime ces acquis qu’il considère ‘‘injustes et discriminatoires’’, c’est son choix politique et nullement une obligation légale », écrit le syndicat s’appuyant sur le rapport de la Chambre régionale de la cour des comptes qui « ne préconise à aucun moment de modifier le temps de travail des agents ni de supprimer des jours de congès ». La CGT condamne une disparité des régimes indemnitaires et une forme de mépris pour leur travail. Pour la Fédération autonome de la fonction publique territoriale (FAFPT), « le président de la CAB considère que ses agents sont des nantis, et impose ses décisions au détriment d’un dialogue social ». La FAFPT met en exergue la « conscience professionnelle exemplaire et le sens du service public » de tous les agents qui vivent ces annonces « comme une punition et le mal-être se confirme dans les services ». Les organisations syndicales souhaitent aujourd’hui être associées aux réflexions menées sur les rythmes de travail, et que l’ensemble des agents soit entendu. « Ce chantier ne peut avoir pour vocation d’économiser quelques miettes sur le dos des agents », claque enfin le syndicat CGT.

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