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Comité d’accueil des agents communautaires au conseil d’agglo

Conseil communautaire

Lundi soir à Prigonrieux, le syndicat CGT de la CGT distribuait en amont du conseil communautaire un tract aux élus dénonçant les ambitions de réforme de leur temps de travail par l’exécutif.

Augmentation du temps de travail, perte de congès, suppression de jours d’ancienneté... les ambitions du nouveau directeur général des services de la CAB ont tout pour mécontenter les agents territoriaux (voir notre édition de mardi). Et pas question pour eux de passer sous silence ces attaques portées contre leurs acquis sociaux. Lundi soir, en amont du conseil communautaire, une délégation CGT distribuait ainsi aux élus un tract recensant leurs craintes et revendications. Impossible alors pour le président de l’agglomération de ne pas s’expliquer sur cette question qui agite ses services.

« Capitaliser du temps pour chasser la palombe », Frédéric Delmarès

En introduction du conseil, Frédéric Delmarès dit ainsi vouloir refonder le régime indemnitaire des agents afin d’aller plus loin sur les efforts déjà engagés par sa collectivité pour retrouver l’équilibre financier. Le président poursuit en justifiant cette réforme par le rétablissement de plus d’« équité » entre ses agents, l’apport de davantage de « souplesse » et de « modernité » à leur temps de travail. « On ne peut pas considérer le temps de travail aujourd’hui comme il y a vingt ans », insiste Frédéric Delmarès qui ne voit en cette mesure que des avancées tant pour la CAB que pour ses personnels. Exemple : « Un agent pourra capitaliser des heures sur du fauchage et gagner plus de temps pour aller à la chasse à la palombe ». Chacun fera son idée sur cet argument de haut vol, tels les élus Front de Gauche de la CAB qui par la voix de Cédric Zapera dénoncent l’anticipation par l’exécutif des baisses de dotations de l’Etat : « Les personnels ne sont pas responsables de la crise économique, ce n’est pas à eux de faire les frais de la politique gouvernementale, pas à eux d’être la variable d’ajustement des comptes de la collectivité », claque l’élu communiste. Le groupe PCF-FDG indique ainsi soutenir pleinement le personnel communautaire, et invite l’ensemble des élus à redonner du sens en leur mandat en ne se trompant pas d’ennemi. De son côté, Dominique Rousseau, ancien président déchu de la CAB, jubile : « En seulement dix mois, vous avez réussi à vous mettre à dos l’ensemble des organisations syndicales ! ». Ce dernier s’interroge sur l’intérêt de l’exécutif de remettre en question le statut des agents instauré en 1975 par Michel Manet : « Je ne comprends pas votre objectif, si ce n’est contribuer à l’ambiance délétaire qui règne déjà au sein de la collectivité, entraîner la démobilisation des agents et forcément atteindre la qualité du service public qu’on a pourtant de cesse de féliciter ». Face à la fronde, Frédéric Delmarès veut dédramatiser, puis s’agace sans convaincre. Daniel Garrigue tente la sagesse, vise la pédagogie pour mettre fin au débat : « Il n’est pas anormal que ces questions puissent être évoquées, il nous faudra trouver un consensus avec les personnels ». Le sujet reviendra pourtant sur la table quelques minutes plus tard. C’est cette fois le maire de Lamonzie-Saint-Martin, Thierry Auroy-Peytout qui via une autre délibération profite de son temps de parole pour remettre de l’huile sur le feu : « Les agents sont la vitrine de notre service public, ils sont la richesse de notre agglomération », claironne l’élu qui insiste sur la nécessité d’une reprise du dialogue social, « François Mitterand disait qu’après lui il n’y aurait que des comptables. Mais derrière la comptabilité il y a des êtres humains, et on fait tous partie de la même équipe ». Silencieux jusqu’à présent, le vice-président et maire de Prigonrieux Jean-Paul Rochoir s’emporte : « Les déclarations sur ce tract sont en grande partie fausses ». « Attaquez donc en diffamation », rétorque sans attendre Cédric Zapera. Quoi qu’il en soit le dossier est loin d’être clos. Les organisations syndicales ont en effet bien l’intention de faire entendre leurs revendications lors d’une prochaine rencontre avec le directeur général.

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