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Le président de la CAB fait du tri sélectif parmi les journalistes

Voilà trois fois consécutives que le président de l’agglomération bergeracoise, Frédéric Delmarès, omet d’inviter L’Echo aux points presse qu’il organise. Un tri médiatique qui porte atteinte à la liberté d’expression.

Un journaliste qui critique la politique d’une collectivité peut-il faire son travail aujourd’hui dans l’agglomération bergeracoise ? Apparemment non. Un article ne plaît pas à monsieur Delmarès ? Il vous boycotte tout simplement de ses conférences de presse. Alors oui, c’est vrai, L’Echo s’est fait le relai du combat du syndicat CGT de la collectivité qui dénonce le projet de réforme de leur temps de travail, c’est aussi vrai que L’Echo n’est pas tendre avec la Cab quand il s’agit de ses politiques d’austérité qui touchent en premier lieu les usagers bergeracois. Pour précision : l’objet d’un journal n’est pas de faire l’apologie ou l’objurgation de qui que ce soi, mais juste de relater des faits auprès de ses lecteurs.

Atteinte à la liberté d’expression

A partir de là, le boycott d’un média par un élu qui, rappelons-le est en principe redevable devant ses électeurs et donc des lecteurs, est une forme de pression qui représente une atteinte directe à la liberté de la presse et d’expression. Dans un pays démocratique, le contenu d’un article de presse ne regarde que les lecteurs et éventuellement la justice si sa teneur n’est pas conforme à la loi. La critique d’une politique exercée est loin d’être une diffamation. Par contre, bâillonner les médias est digne de méthodes despotiques que seuls jusqu’à présent en France les élus du Front national osent utiliser quitte à entraver certains principes fondamentaux de ce pays. Alors tant pis, si le président de la CAB n’a pas daigné ce lundi invité L’Echo à assister à sa conférence de presse sur la hausse des tarifs de la piscine : la teneur de ce dossier a été évoquée pas plus tard que la semaine dernière dans ces colonnes en relatant la colère des usagers à ce sujet. Certainement encore un papier dont le contenu n’a pas été apprécié par Frédéric Delmarès dont nous n’entendrons pas les arguments pour défendre cette nouvelle grille tarifaire de ce service public. Par contre, de nombreux lecteurs nous font encore part de leur mécontentement, et l’on sait que les courriers pleuvent auprès de l’administration. Un exemple : « Je me permets de protester auprès de vous contre l’augmentation inacceptable de 75 % des tarifs de la piscine », écrit Monique au président, « cela est d’autant plus inacceptable que cette augmentation n’est justifiée par aucune amélioration ou nouvel aménagement des locaux (douches et vestiaires vétustes) ou des conditions de pratique (espace réduit par la présence des aquabikes sur les mêmes horaires) ». Nombre d’usagers dénoncent par cette augmentation la pénalisation des retraités dont le pouvoir d’achat est déjà fortement impacté, ainsi que le non étalement du paiement. « Toutes les pratiquantes de l’aquagym protestent et vous demandent de revoir la nouvelle tarification inacceptable des activités de la piscine ». Voilà des propos de citoyens que monsieur Delmarès ne doit guère affectionner. Qu’importe, L’Echo continuera de les rapporter car ce journal est le leurs et non celui d’élus que toute critique exècrent démontrant le peu de courage dans la pratique de leurs responsabilités.

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