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Eurenco : de l’orage dans l’air pour les négociations salariales

Social

A l’appel de la CGT, les salariés d’Eurenco étaient hier en grève. Le syndicat déplore un mépris total de la direction dans le cadre des négociations annuelles obligatoires.

Depuis début mars, les actions de grève se succèdent sur les deux sites de Sorgues et Bergerac d’Eurenco. Ce jeudi, nouveau mouvement, l’occasion pour syndicat et salariés d’exprimer un mécontentement croissant à l’égard de la dégradation des conditions de travail, mais aussi du pouvoir d’achat des personnels. C’est en effet dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) que les tensions ont resurgi. « Au terme de quatre réunions, aucune de nos revendications n’a été prise en compte, ni même étudiée par la direction », déplore Stéphane Coumes, le secrétaire CGT d’Eurenco Bergerac.

« La direction doit entendre les attentes des salariés », CGT Eurenco

Le syndicat condamne ainsi aujourd’hui le blocage du dialogue social au sein de l’entreprise. Ce refus obstiné des dirigeants à tout compromis ne date pas d’hier. Chaque NAO offre le même scénario : un bras de fer mesquin afin d’éviter toutes avancées concrètes pour les salariés. Or dans le contexte actuel, l’attitude de la direction fait figure d’un total décalage avec la réalité de terrain. Car comme tous les citoyens français, c’est bien du pouvoir d’achat que réclament les grévistes d’Eurenco. « Nous avons proposé une grille de salaire avec une augmentation du point pour tous », explique le secrétaire CGT, « en retour, la direction nous impose une réévaluation des cœfficients. En clair, l’augmentation des salaires ne concernerait qu’une quarantaine de personnes sur les cinq cents que compte le groupe ». Loin d’être satisfaisant donc, d’autant qu’Eurenco affiche une nouvelle santé. « L’entreprise relève la tête, on était en déficit, là les voyants sont au vert », poursuit le syndicaliste pour qui cette situation ne doit rien au hasard : « Les personnels sont passés d’un rythme de travail de 6 x 4 à 3 x 8 sans fléchir, tout le monde a clairement fait des efforts. Ce que nous réclamons, c’est tout simplement un minimum de reconnaissance ». Echaudée par les dernières NAO qui voyaient augmenter les dix plus grosses rémunérations d’Eurenco de 3 200 euros, la CGT refuse aujourd’hui d’accepter ces miettes « offertes » par la direction. Miettes auxquelles s’ajoute la « prime Macron ». « Défiscalisée, elle aurait due bénéficier à tout le monde », persifle Stéphane Coumes, « mais notre direction a choisi d’établir un barême afin de la restreindre ». Les grévistes disent ainsi stop à la baisse de leur pouvoir d’achat et au gel des salaires, mais rejette également la profusion de l’emploi précaire au sein du groupe. Le site de Bergerac compte plus d’une trentaine de CDD, mais aussi ce nouveau contrat dit indéterminé mais intérim... « On ajoute de la précarité à la précarité », claque un gréviste, « aucun de ces emplois précaires qui mériterait clairement d’être embauché depuis lontemps, ne bénéficie des mêmes acquis que le personnel en CDI, malgré tout il faudrait se sentir flâté des largesses de la direction, c’est du mépris total ». Sans geste de la part de la direction, la CGT promet d’ores-et-déjà de nouvelles actions et même de durcir le ton.