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Eurenco : la CGT reconduit la grève et durçit le ton

Social

Au terme d’une assemblée générale du syndicat CGT, les salariés d’Eurenco ont voté hier à l’unamité la poursuite des actions de grève face à une direction sourde à leurs revendications.

Leur décision est prise, les drapeaux de la CGT devraient ainsi revenir rapidement rougir le ciel du site Eurenco. Les salariés ont effet voté à l’unanimité la poursuite des actions de grève qui se multiplient depuis maintenant plus d’un mois au sein de l’entreprise. La cause de ce conflit social : les dernières NAO qui ont débuté en février dernier et qui n’ont débouché sur aucun accord entre direcion et CGT. Pire, les dirigeants refusent aujourd’hui toutes nouvelles négociations et s’aventurent à jouer l’intimidation à l’égard des grévistes. Un point de rutpure qui ne fait que consolider la détermination des salariés à poursuivre le mouvement.

« Eurenco investit dans la grève plus que dans l’humain », CGT Eurenco

« Nous avons joué le jeu de la négociation, fait des efforts, sans rien obtenir en retour », déplore Jérémy Caillé, le délégué central CGT. Ce dernier pointe la volonté du syndicat à un retour du dialogue social pour répondre aux exigences exprimées par les salariés. Pourtant, la direction s’arc-boute et s’englue dans un positionnement dogmatique. Pour preuve, depuis le 6 mars, date du début du conflit, Eurenco aurait enregistré une perte de chiffre d’affaires estimée à deux millions d’euros pour le seul site de Sorgues. « Si cet argent avait été redistribué dans nos revendications, nous ne serions pas dans cette situation », poursuit le représentant syndical, « mais de toute évidence, notre direction préfère investir dans les grèves plutôt que dans l’humain ». Les salariés ne réclament pourtant aujourd’hui rien d’autre qu’un minimum de reconnaissance, à savoir une augmentation des salaires, de la prise charge employeur pour leur mutuelle, la récupération intégrale de leurs heures supplémentaires et la fin des contrats précaires. Ces revendications sont d’autant plus légitimes que les carnets de commandes de l’entreprise sont pleins et que le chiffre d’affaires est annoncé en augmentation de 15 %... « La seule proposition faite par la direction, c’est une augmementation de cinquante euros brut pour trente-huit personnels sur les cinq cents que compte l’entreprise, et vingt euros en moyenne pour les autres », poursuit Jérémy Caillé, « peut-on se contenter de ces miettes quand on bosse dans des ateliers explosifs et dans des cycles et des conditions de travail plus qu’exigents ? ». Pour tous les présents lors de cette assemblée générale, pas de doute, cette grille de salaire est loin d’être à la hauteur de leur investissement. « Je me sens abusé et floué », claque l’un d’eux, « et cette colère, nous devons tous la mettre au profit de réelles avancées économiques et sociales pour tous ». « On est payés et considérés comme de la merde », lâche un autre, « on a plus le choix, ce rapport de force doit se poursuivre ». Les salariés mobilisés sont d’autant plus motivés que les précédents mouvements dans l’entreprise leur avaient donné gain de cause sur ce type de revendications. Tous ont opté pour une grève perlée afin de contraindre un maximum la production et épargner leur pouvoir d’achat déjà contraint par le mépris de leur direction.

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