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Inondations : ce long travail de reconstruction

Urbanisme

Ville et agglomération conviaient mercredi soir les habitants du quartier sud de Bergerac afin de faire un point sur les mesures engagées suite aux inondations survenues en juin dernier.

Il y a près d’un an, des pluies diluviennes se sont abattues sur le grand Bergeracois. Une trentaine de communes sont alors frappées par des inondations, et nombre de riverains compte aujourd’hui les dégâts matériels qui découlent de cet aléa climatique. A Bergerac, c’est le quartier du Tounet qui a le plus souffert. C’est en direction de ses hanitants que Ville et CAB organisaient mercredi soir une réunion afin de leur fait part des mesures prises suite aux sinistres. Ils sont une petite centaine. Et outre les conséquences financières qui ont pesé sur chaun, c’est bien le choc moral qu’il faut aujourd’hui réparer.
Trouver un coupable semble bien légitime quand des années de souvenirs ont sombré dans l’eau. Alors, sur l’assemblée flotte comme une forme de colère. Quelques esprits chagrins espèrent ainsi se consoler en jetant l’opprobre sur le candidat idéal à tous leurs malheurs. C’est le cas de cet habitant, Christian Peyrouny, devenu tristement célèbre en se faisant le premier opposant de la future mosquée dont le chantier se poursuit dans cette partie de la ville. Pour lui, ce projet d’édifice religieux grève le quartier de « zones vertes indispensables à l’absorption de la pluie. On va ici artificialiser plusieurs mètres carré, c’est tout simplement scandaleux ». Ce qui fait flipper, c’est qu’il est fermement applaudi par les présents. Et dans cette salve de soutiens, on le sait, ce n’est pas tant le remède aux inondations qui fait recette. Daniel Garrigue fait riposte en signifiant le gel des terrains « où étaient envisagées des contructions en entendant les résultats des études. Il serait en effet déraisonnable de construire sur des terrains qui ont été inondés en juin ». Le cas de celui de la mosquée n’est pas concerné.

« On n'est pas à l’abri de nouvelles inondations », Frédéric Delmarès

Le maire de Bergerac fait cas des travaux entrepris dès le lendemain des inondations. « Des efforts de nettoyage des cours d’eau ont immédiatement été engagés, puis nous avons dressé un premier diagnostic en nous rendant sur le terrain, en recueillant les témoignages -ils ont été nombreux- des premiers concernés. Cela nous a permis de cerner un certain nombre de cibles auxquelles nous attaquer ». Le président de la CAB est également présent. Ce dernier fait état de toutes les mesures d’urgence qui ont été prises. « Mais pour résoudre ce problème lié aux conséquences du changement climatique, il nous faut prévoir des systèmes beaucoup plus importants », indique Frédéric Delmarès, « c’est pourquoi nous avons demandé que des études d’hydrologie soient menées afin d’anticiper de nouveaux sinistres ». Le président de la CAB signifie qu’au-delà du seul aspect préventif, « ces études sont nécessaires pour bénéficier de subventions et pour pondérer les investissements à venir ». Et oui, en tout, l’argent reste le nerf de la guerre. Dans ce cas-là, un exemple pris par le président : « Un bassin de rétention d’un hectare, cela coûte entre trois et quatre cent mille euros ». Ici, il n’est évidemment pas question de compter sur le bon cœur de LVMH ou Bouygues. Du coup, on attend le résultat des études, on nettoie et racle le fond des ruisseaux en notant tout de même qu’il en incombe ici aussi « de la responsabilité des riverains », puis on croise les doigts, en espérant que le prochain mois de juin soit franchement plus clément que le dernier...