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Pétition et tractage, les personnels des Urgences ne lâchent rien

Social

Démarée il y a tout juste un mois, la grève se poursuit aux Urgences de l’hôpital de Bergerac. Ce mercredi, le syndicat UNSA de la structure était sur le marché afin de faire signer une pétition.

Les grévistes dénonçaient la surdité de leur direction refusant toute négociation. En fin de semaine dernière, une rencontre a pourtant bel et bien eu lieu entre les personnels du service des Urgences, les représentants du personnel et la direction. Cette fois-ci, la création d’un quatrième poste d’infirmier de nuit a été proposée par les dirigeants de l’hôpital. Une avancée concrète bien loin de satisfaire les exigences des agents en grève depuis maintenant un mois. « Le compte n’y est toujours pas », claque Pascale Slagmolen, la secrétaire du syndicat UNSA, « pour que les prises en charge soient toutes sécurisées et plus humaines, les personnels demandent la création de deux postes supplémentaires, de jour comme de nuit ».

« Ne plus faire rimer santé et rentabilité », Urgentistes en grève

Les négociations demeurent ainsi au point mort. En attendant une éventuelle reprise, les personnels de Bergerac restent très mobilisés et sont allés ce mercredi, sur le marché, à la rencontre des usagers pour leur expliquer leur mouvement et demander leur soutien par la signature d’une pétition réclamant ces deux nouveaux postes. De la colère, mais aussi et surtout du désarroi face à certaines situations, voilà ce que les grévistes sont venus partager avec les Bergeracois. « Nos revendications portent sur l’augmentation des moyens matériels et surtout humains », indiquent les personnels, « avec trente mille passages annuels aux Urgences, et dans les conditions dans lesquelles nous pratiquons, nous estimons que la sécurité des patients pourrait être remise en cause et principalement la nuit ». A leur pétition, les Urgentistes ont joint une lettre ouverte adressée à chaque patient. Ils y partagent leur dévotion pour leur métier et leur mission de service public qui vise à « prendre en charge des détresses vitales d’adultes et d’enfants, de soulager la douleur de celui qui souffre ». Mais loin d’être fiers et épanouis par ce rôle qui leur incombe, aujourd’hui c’est le doute, la peur, la tristesse et la honte qui dominent les agents. « Nous avons honte de ne pas avoir pu accorder plus de temps et tenir la main de cette femme qui vient de perdre son bébé et qui reste seule sans son mari à ses côtés, honte de ne pas avoir pu rassurer cette famille qui attend depuis des heures des nouvelles d’un père, d’un frère, d’un fils pris en charge pour une urgence vitale, honte de retrouver le lendemain le même patient mal installé sur son brancard parce qu’il n’y avait plus de lit disponible ou qu’il n’y avait pas d’ambulance pour le ramener dans son Ehpad ». Les personnels ne veulent plus que les économies se fassent sur leur dos et celui des patients. « On manque de couvertures l’hiver et d’oreillers toute l’année, les matelas de nos brancards sont troués, nos beaux métiers ne sont plus respectés, ni honorés et on est peu armés face au poids de la finance. Quand nous n’aurons plus la force de nous battre alors il sera temps de poser nos blouses définitivement ».

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