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11:02 hélas ne pourra pas lui rendre hommage

Bergerac prend le relais des Urgences de Sainte-Foy-la-Grande

Service public

Dès le 1er août prochain et durant tout le mois, le service des urgences de Sainte-Foy-la-Grande ferme ses portes aux patients durant la nuit.

Nouveau coup dur pour le service public de santé et ses usagers. L’hôpital de de Libourne, dont dépend celui de Sainte-Foy-la-Grande, vient en effet de l’annoncer : le service des Urgences du centre hospitalier foyen n’accueillera plus aucun patient durant la nuit à compter du 1er août prochain. La mesure n’est que temporaire et ne devrait s’étaler que sur ce seul mois. En cause, des difficultés de recrutement médical auxquelles l’hôpital de Libourne est confronté. Seuls quatorze postes de médecins urgentistes sur les vingt-sept des équipes mutualisées des deux structures sont ainsi pourvus. Résultat, à partir de jeudi prochain, les patients foyens trouveront leurs Urgences portes closes dès 18 h 30. Elles ne rouvriront qu’à 8 h 30 le matin. En dehors de ces horaires, toute prise en charge nécessitant un avis médical urgent, sera réorientée vers les centres hospitaliers de Libourne ou Bergerac via le 15.

« Il sera impossible de faire face à ce nouvel afflux », Unsa hôpital de Bergerac

Evidemment, dans une situation déjà sous extrême tension, ce nouveau dispositif ne manque pas d’inquiéter les urgentistes de Bergerac. Ces derniers sont en grève depuis bientôt quarante jours pour dénoncer leurs conditions de travail devenues extrêmement compliquées faute de personnels suffisant. Cette promesse de surplus d’activités ne vient que renforcer un peu plus leur détermination à réclamer des renforts d’effectifs. « Sans bras supplémentaires il sera impossible de faire face à ce nouvel afflux imprévu », dénonce le syndicat Unsa de l’hôpital de Bergerac, « d’autant que le quatrième poste d’infirmier de nuit n’est toujours pas pourvu et que le Smur de Bergerac sera très probablement sollicité pour couvrir le territoire de Sainte-Foy-la-Grande. Ces sorties plus distantes et donc plus longues laisseront le personnel en poste aux Urgences de Bergerac avec un effectif moins que minimum, des heures entières ». Toujours fortement mobilisés, les personnels grévistes des Urgences bergeracoises demandent une augmentation des moyens matériels et surtout humains. Cette rupture dans la continuité du service public ne laisse en tout cas pas entrevoir une sortie de crise des Urgences.