Fil info
07:37Région : A Vassivière, des caméras parmi les brebis -> https://t.co/3oKpKtZuBZ
07:35# # - : Ce soir au Lido, «Taxi Téhéran» en soutien à l’avocate Nasrin Sotoudeh -> https://t.co/8PlrMSbOHS
07:33# # - -Vienne : Festival l’esprit des pierres, un premier acte de grâce -> https://t.co/IimTHvGeCW
07:31# # - -Vienne : C’est la Dolce Vita au Vigen -> https://t.co/ZTNpyRC88W
07:29# # - -Vienne : Demain et samedi, Festi’Zac de retour à Ambazac -> https://t.co/vJatMAMM50
07:29 "Le massif forestier ne doit pas reconquérir des espaces unique… https://t.co/aCnQVDsO8R
07:27Région : Solutions pour l’inclusion -> https://t.co/MyKWksPOyg
07:22Coulounieix-Chamiers : La filière bois ne doit pas compter sur le malheur des agriculteurs -> https://t.co/IZkdGXMS81
05:59 Les SP de nouveau en prise avec un violent incendie cette nuit. C dans :… https://t.co/K8bhTVUBBF
05:55Prigonrieux : Violent incendie près de Bergerac : la circulation coupé -> https://t.co/lMrPWLb8Tz
00:57Région : Pas touche aux trésoreries | L'Echo https://t.co/CFAJzv8TIM via
22:18 "En , la question des transmissions est majeure". C da… https://t.co/6SsMm12mxq
22:12Périgueux : « Jamais on n’aurait cru que l’agriculture tournerait comme ça… » -> https://t.co/ahvNYE8fsk
20:10Châteauroux : L’année 100 pour l’Apollo -> https://t.co/RI9ntgujKL
19:41📰C'était à lire aujourd'hui dans . C'est demain à : une rencontre… https://t.co/ImPRvqDSIQ
19:23Migné : Double inauguration au Domaine du Plessis -> https://t.co/vY3bKjB8Oc
19:22La Châtre : Patrick Judalet brigue un nouveau mandat -> https://t.co/MRf0VJNq06
19:21Issoudun : Finances publiques : les agents manifestent chaque vendredi -> https://t.co/j8ZuQTtAGW
19:20Châteauroux : Le quartier de la gare s’engage sur une nouvelle voie -> https://t.co/EIe1gsuIar
18:42RT : [Retour vidéo ] journée d'hier de végétation 🚒 sur la commune de . Merc… https://t.co/FZWV4sxuja
18:40Corrèze : Un Trésor public à sauvegarder -> https://t.co/YwwsZDJ7IW
18:39 Les sapeurs pompiers limitent les dégâts... mais qd même... Grosse imprudence à C dans… https://t.co/rnzCNa73Sa
18:32Jumilhac-le-Grand : Il brûle des herbes chez lui... et calcine presque un hectare -> https://t.co/aeIgQSuWSw
17:13RT : [presse] Manque d'AESH et terminale à 36 élèves à Bordeaux : les enseignants du lycée Magendie en… https://t.co/eQ8vcP2Str
17:13RT : Les salariés de General Electric s’apprêtent à se mobiliser à l’appel pour exiger l’arrêt du démantèlement de… https://t.co/yg5iKf1Edw
17:13RT : On pouvait aussi dire qu'il y a, pour les Français, 8 sujets prioritaires avant la lutte contre l'immigration cland… https://t.co/TdgZJJZoAt
16:43France : Chez FO, les établissements tournent comme le père Ubu -> https://t.co/jao978AZB1
16:33RT : Et tuer le train des primeurs , c'est quel degré d'incivisme ? Mettre 20 000 camions en plus sur les… https://t.co/uzROQipj4l
15:42RT : 🚨L'association Saint-Junien Environnement nous informe de la non potabilité de la source publique de Saint-Martin-d… https://t.co/rnL2dLuiUK
14:50RT : Ils iront jusqu'à l'os. Et lorsque qu'ils seront arrivés à l'os il iront jusqu' la moelle. Des fous furieux ! https://t.co/k453evnJFg
14:50RT : RT si t'es Français et que t'as jamais rien conféré à Marine Le Pen. https://t.co/JQD2qrmPyd
14:50RT : Nous aussi ! On utilise Tweeter pour suivre les conneries du Grand Timonier imbu de sa personne ! https://t.co/43pNFu9fU9
14:49RT : Migrants noyés en Méditerranée : une médecin légiste se bat pour retrouver leur identité https://t.co/hWnkiZSLEq
14:49RT : 🚒🚒🚒🚒👨🏻‍🚒👨🏻‍🚒👨🏻‍🚒👩🏼‍🚒👩🏼‍🚒👩🏼‍🚒 + 🚁👮‍♂️ https://t.co/JWnJHEekVS https://t.co/9LRrX5zuMR
14:48RT : Soutien aux journalistes de France 3 Nantes et interpellation : allez-vous encore longtemps, vous, Ministre de l’in… https://t.co/aHQbtWDJca
14:48RT : Provocations à l'outrage, interpellation d'un agent de sécurité, un policier qui sort : "vous avez honte d'être jou… https://t.co/z7JCPopnrT
14:47RT : Une bonne nouvelle RELAXE pour Fanny et Pierre Ce ne sont pas les militant.e.s du climat qu'il faut poursuivre et… https://t.co/gtpFUEO6K3
14:47RT : La préfecture de la et les sous-préfectures de et seront exceptio… https://t.co/YYph5lre5z
14:47RT : Les mots nous manquent à la lecture de cette phrase ignoble, les sentiments nous manquent devant tant de violence g… https://t.co/OfBORr83lk
14:47RT : Comment les gens de droite si prompts à défendre le retour à l’ordre moral, si à cheval sur les valeurs cathos, si… https://t.co/WmH2bPHe4q
14:46RT : Un excellent moment radiophonique mais surtout politique ! Il y a donc des citoyens.nes heureux de vivre sous la co… https://t.co/eU0OF4c8NB
13:04 Des infos forcément utiles aux agriculteurs. C dans : https://t.co/w80JfEbgL4
12:42France : Info préfecture : la baisse des débits d'eau se poursuit -> https://t.co/xd0kbEtdUA

L'opposant s'était suspendu à une grue, son jugement, à la question de la légalité du chantier

Justice

Le tribunal correctionnel de Bergerac jugeait hier deux opposants au contournement de Beynac qui avaient mené une action médiatiquement fracassante pour sensibiliser l’opinon, espérant la rallier, en novembre 2018. En première audience, fin mars 2019, l'affaire avait fait l'objet d'un renvoi.

 

« J’ai juste souhaité attirer l’attention du public sur le danger du projet de déviation sur l’écosystème ». Des deux trentenaires mis en cause pour opposition par violence ou voie de fait à l’exécution de travaux publics ou d’utilité publique en novembre 2018 sur le chantier du contournement de Beynac, seul Jérémy Kerdraon, 33 ans, né à Toulouse, est présent à l’audience. Il a grimpé sur une grue et il est resté suspendu sur sa flèche 5 jours pleins. Arnold Tropée, qui s’était, lui, ficelé à une pile de pont, a préféré éviter la salle d’audience de Bergerac, comme le 26 mars dernier -un renvoi avait été prononcé. Son conseil Me Pierre-Emmanuel Barois, du barreau local, n’est même plus mandaté pour l’assister. En revanche, Jérémy est bien là, lui, et il répond à chacune des questions que le tribunal lui pose. S’il s’est perché sur la grue de ce chantier, le vendredi 16 novembre, c’est qu’il « savait » que celui-ci était « illégal dans une zone Natura 2000 ». Le Président Gilles Fonrouge le reprend. « A l’époque des faits, il était légal. Votre motivation était plutôt... environnementaliste... Aviez-vous vu le cahier des charges du chantier ? ». Jérémy acquiesce puisqu’on lui en a fait « un résumé oral ». Alors, oui, quand Arnold l’invite à le rejoindre sur place, il vient. « J’ai voulu rester une journée en haut de la grue. De toute manière, j’étais sûr d’être délogé ». Le Président indique à Jérémy que « (sa) réponse est importante car stopper un chantier a un coût ». Objection du procureur Odile de Fritsch. « Un négociateur est venu, le dimanche ou le lundi...et vous êtes remonté. Il y a une contradiction avec la volonté de rester une seule journée ». Jérémy ne calcule pas sa réplique. « La possibilité de rester s’est présentée donc je suis resté... Des médias ont été invités à la fête ». Le ministère public « note ». Le prévenu a eu une riche idée, en confiant sa défense à un avocat : si ses engagements en faveur de la nature sont profonds, la tendreté de son discours le dessert. La justice lui reproche également, sur le fondement de la déclaration du chef de chantier, d’avoir démonté des « roulements » de cette grue sur laquelle il a finalement campé jusqu’au 22 novembre. Il rectifie « Non, ce sont des goupilles de marche pieds ». Et quand l’assesseur Michel Eybert lui demande si son coup d’éclat « a servi », Jérémy dit « oui » sans hésiter. Pour conclure l’échange avec le prévenu, le Président Fonrouge lui apprend que le Département s’est porté partie civile et qu’il réclame réparation pour le dommage subi par l’arrêt du chantier. « 47 606 euros». Une somme que Bouygues a estimée en majeure partie. La tête tourne à Jérémy qui, au demeurant, ne perçoit aucun ressource.

 

LIRE AUSSI : A Sarlat, les Gilets jaunes sont toujours là

 

« Impossible de prononcer la relaxe »

« Le tribunal statue dans un climat un peu différent de celui de novembre 2018, quand les poursuites ont été engagées ». La représentante du ministère public se lançait posément dans un très long réquisitoire. En somme, « la situation a changé ». Résumé que le parquetier Fritsch commentait toutefois. «Objectivement, on ne sait pas où l’on va dans cette affaire...». Son ton s’est alors fait moins patelin. « Moi qui me pique de m’intéresser à l’environnement et au département, Monsieur Kerdraon, vous êtes fort, vous en parlez en deux secondes dans la rue... ». Et de remonter le calendrier. Au moment du coup d’éclat des deux opposants, le magistrat a rappelé que le juge du tribunal administratif (TA) de Bordeaux « avait confirmé le caractère exécutoire des travaux ». L’idée était de reprendre la forme sous laquelle le Président Fonrouge avait présenté brièvement au prévenu le problème qui se posait. Si le TA allait être radicalement contredit, le 28 décembre 2018, pour finalement être carréent prié, le 9 avril dernier, d’annuler l’arrêté de préfet Anne Baudouin-Clerc autorisant le chantier de Beynac... et donc le stoppant net, le parquetier s’est dit « dans l’impossibilité de prendre en compte la demande de relaxe » émise en début d’audience par l’avocat de Jeremy Kerdraon Me Guillaume Tumerelle, du barreau de Valence. Pourquoi ? « Parce que appels sont en cours ». Avant d’ajouter qu’« en outre, il ne s’agissait pas de résistance passive » et qu’« il ne revenait pas au prévenu de juger de l’importance de ce qui avait été démonté sur la grue ». La conclusion du réquisitoire allait être sans indulgence. « Je ne crois pas que votre action ait été utile. Vous prétendez que la justice est manipulée... mais que faites-vous, vous-même ? ». Le procureur a, au passage, comparé « les relais » du mis en cause avec « ceux dont le Périgord disposait » et, comme atendu, la comparaison n’était évidemment pas à l’avantage de celui-ci. En clair, de quoi un Jérémy Kerdraon s’était-il mêlé quand les opposant au contournement avait, pour exemple, un Stéphane Bern ? Le procureur a alors réclamé une peine de 5 mois de prison à l’encontre du prévenu, assortie de 150 heures de TIG. Le cas d’Arnold Tropée était lui réglé, puisqu’il avait fait faux bond au tribunal. Ce serait 5 mois de prison pour ce « professionnel de l’agitation, déjà répéré sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ».

 

LIRE AUSSI : Libération de Périgueux en l'absence de grands témoins

 

« C’est moi le patron, je décide ! »

« Les travaux consistaient à détruire un site Natura 2000, cerné de plusieurs châteaux et habité par de multiples espèces ». Les réquisitions du procureur avaient retourné les sangs de Me Guillaume Tumerelle. A ses yeux, le ministère public balayait décidément bien hâtivement sa demande de relaxe. Aussi l’a-t-il reprise, avec conviction, en faisant état de la jurisprudence de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat, qui n’avaient jamais varié. « Le président du Département s’est précipité pour engager les travaux pour prendre de vitesse la justice administrative, quand il était si simple d’attendre un an ! Sachant qu’il y avait 7 recours ! (...) Le conseil départemental dit C’est moi le patron, je décide ! ». Sauf que, a alors glissé le conseil, « le Conseil d’Etat a en partie tranché au fond en disant que ce n’est pas un projet d’intérêt général ». Alors, poursuivait Me Tumerelle, « si l’on ne sait pas où l’on va, on sait où l’on est ». Avant de rendre sa conclusion, à son tour de se passer de circonlocutions. «.Il y a un arrêt du TA qui est exécutoire, c’est-à-dire que l’arrêté préfectoral n’existe plus. Cette décision a été rendue en avril. Six mois plus tard... le Département ne l’a pas appliquée ! S’il y a un appel, pour l’instant, les travaux sont illégaux. N’en déplaise au parquet, l’arrêté n’existe pas et, la jurisprudence l’établit, c’est rétroactif ». Or, « s’opposer à des travaux illégaux, ça n’est pas condamnable. Ceux qui devraient être devant vous aujourd’hui sont ceux qui ont engagé le chantier ». Bien que sûr de son argumentation, à la sortie de l'audience, Me Tumerelle restait prudent sur la décision qui allait être rendue, au vu de le petite tension qui y avait régné. Celle-ci, rendue très tard, est désormais connue : le tribunal a prononcé la relaxe de son client.

 

Fabienne Ausserre