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Dépistage du VIH : les ActupienNEs tirent la sonnette d’alarme

Santé publique

Représentant local de l’association ActupieNEs, Jean-Jacques Malbec dénoncent le peu de prévention concernant le Vih, mais également les difficultés pour se faire dépister sur le territoire.

Cela fait tout juste un an que l’association nationale a trouvé sa déclinaison sur Bergerac. Une année plus que suffisante pour dresser un diagnostic alarmant s’agissant de la lutte locale contre le Sida. Les ActupieNEs révèlent ainsi un manque de prévention, de mise à disposition de préservatifs, mais également une multiplicité de freins pour se faire dépister. « Depuis la rentrée de septembre, c’est par exemple la réduction quasi de moitié des permanences du centre de dépistage de l’hôpital », s’inquiète Jean-Jacques Malbec, le représentant bergeracois de l’association, « à niveau de population équivalent, celui de Périgueux ouvre soixante heures chaque mois, contre désormais onze à Bergerac ».

« On meurt toujours du Sida en France », Jean-Jacques Malbec

Insuffisant bien sûr, tout comme le nombre de préservatifs mis à disposition par l’Agence régionale de santé : « Pour l’année en cours, l’Ars n’a commandé que huit mille préservatifs pour l’ensemble du département ». Afin de pallier aux manques, Jean-Jacques joue la débrouille et multiplie les con-tacts. Résultat, à lui seul, il a distribué plus de douze mille préservatifs en l’espace de neuf mois sur Bergerac. « Depuis mai dernier, l’hôpital est en tension sur ses stocks de préservatifs, et demande régulièrement à Sida Infos Service des rallonges ». Pour l’Actupien, c’est clair : « les politiques de prévention manquent d’envergure, pourtant depuis plusieurs années la courbe du nombre de malades ne s’est pas inversée, et on meurt toujours du Sida en France ». Jean-Jacques Malbec a fait de cette lutte contre la maladie son sacerdoce, et s’emploie à diffuser le maximum d’informations autour de lui. Chaque samedi, il tient ainsi un stand sur le marché de Bergerac d’où il constate tristement l’autre travers des lacunes des pouvoirs publiques. « Il y a encore énormément de fausses croyances. L’une des plus récentes et des plus bêtes que j’ai pu entendre, c’est une dame qui se demandait si on pouvait être contaminé en respirant l’air des toilettes... C’est pourquoi, il est important de discuter encore et toujours avec les gens afin de faire tomber les tabous et les idées reçues ». L’ensemble de ces failles ne décourage pas Jean-Jacques, bien au contraire. Ce dernier souhaiterait même étendre ses actions à plus de prévention, notamment avec la mise en place du dépistage par Trod, un test rapide de diagnostic. « Cela fait six mois que je me bats là-dessus, et comme toujours le nerf de la guerre, c’est l’argent ». Coût de l’opération : 7 000 euros. L’animateur espère l’appui des collectivités locales pour son financement, mais également tous ceux qui voudraient bien mettre la main à la poche. En attendant ce nécessaire coup de pouce, les ActupienNEs poursuivent la lutte sur le terrain, chaque samedi sur le marché, mais également aux Restos du Cœur, Chez Albert et au PQP où à partir du 18 octobre ils proposeront un exposition sur la vaccination contre le Papillomavirus. Notez que l’association cherche des bénévoles. Contact au 06 06 46 64 09 ou à lesactupiennesbergerac@gmail.com.