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Déviation : le cri de colère des entreprises

Prises au dépourvu, la quinzaine d’entreprises périgordines qui travaillaient sur le chantier de la déviation de Beynac demandent à ce que les travaux puissent reprendre le plus rapidement possible. En attendant, elles sécurisent les lieux.

L’annonce de la suspension immédiate des travaux de la déviation de Beynac par le Conseil d’Etat le 28 décembre dernier n’a pas seulement pris de court le porteur de projet et les opposants. Les entreprises de travaux publics intervenant sur le chantier ont également pris cette annonce en pleine face et, qui plus est pendant les vacances, cet arrêt brutal. D’où la colère exprimée aujourd’hui par bon nombre d’entre elles contre cette décision.
« Cette commande publique nous permettait de travailler encore un an et demi », peste Alain Laurière, le président du groupe Laurière, basé Saint-Front-de-Pradoux et qui compte près de 200 salariés. Son entreprise est l’une de la quinzaine d’entreprises locales qui intervenait sur le chantier de la déviation de Beynac, sans compter les fournisseurs et les sous-traitants. « Aujourd’hui, nous sommes contraints de quitter le chantier, sans aucun moyen de se retourner ou de trouver une nouvelle activité rapidement. D’autant que les crédits provisionnés par le Département sur ce chantier ne peuvent être redéployés sur d’autres. Cet arrêt brutal a de lourdes conséquences sur l’emploi et l’économie », affirme Alain Laurière.
En moyenne, 70 personnes, dont 30 de Bouygues, intervenaient sur le chantier de la déviation de Beynac. Un chantier qui représente un tiers de l’activité génie civil du seul groupe Laurière qui avait fait ses plannings en fonction et qui n’avait donc pas répondu à d’autres appels d’offre. « On sortait d’années difficiles pour le génie civil. Beynac faisait que notre carnet et commade affichait complet pour 2019 ». A ce jour, aucun licenciement consécutif à l’arrêt du chantier n’est prévu par les entreprises qui vont, dans un premier temps, redéployer leur personnel sur d’autres chantiers. Mais elles n’excluent pas de devoir faire appel à des mesures de chômage partiel. « Notre objectif est d’abord de sauvegarder l’emploi. Les entreprises feront l’amortisseur, mais ce sera dur », prévient Alain Laurière.
Emplois gelés
Autre conséquence, il ne sera pas fait appel à de l’intérim durant les périodes de pic d’activité comme cela était initialement prévu, pas plus que ne se feront les embauches envisagées. « Les emplois en insertion, 1 200 heures sur le chantier du pont-rail SNCF et 5 000 heures sur les deux viaducs, soit quatre à cinq personnes sur un an », sont également suspendus», regrette Joël Godinaud, directeur de l’activité génie civil au sein de l’entreprise Laurière.
Autre élément, qui se voit moins, les conséquences sur l’économie très locale. Les salariés éloignés de chez eux étaient hébergés dans des gîtes et consommaient sur place, mais ils doivent désormais partir au moins le temps de la suspension des travaux.
Désormais pour les entreprises intervenant sur le chantier de la déviation, la priorité est de le sécuriser et de le mettre en état de reprise sans dommage. « Nous sommes en train d’effectuer des opérations de repliement. Nous devons retirer le matériel », précise Alain Laurière. « La suspension du chantier nous interdit de faire des travaux qui pourraient le faire progresser. Nous ne pouvons mener que des opérations visant à le sécuriser ». Voilà pourquoi il devrait y avoir encore du mouvement au Pech et à Fayrac durant quinze jours. Ce qui n’a d’ailleurs pas échappé aux opposants qui s’en sont émus hier auprès du préfet, craignant que des travaux soient menés en toute illégalité. Il n’en est rien. Cette remise en état, discutée avec les services de l’Etat, a néanmoins un coût.
Difficile pour les entreprises de cacher leur amertume et l’impression d’un certain gâchis. « Cela gèle globalement l’activité des travaux publics en Dordogne », regrette un chef d’entreprise, qui rappelle que l’appel d’offres pour le terrassement et la voirie, évalué à 7 millions d’euros, était en cours. « Il y a eu un investissement en énergie qui n’est pas prêt d’être rentabilisé », indique un autre. « J’espère que tout ce que l’on a fait, on ne l’a pas fait pour rien. On ne peut même pas dormir sous le pont », signale un autre chef d’entreprise qui, de dépit, préfère jouer la carte de l’humour. « Cette activité qui va manquer, va manquer à tout le monde ».
Sans augurer de ce que dira le tribunal adminstratif lorsqu’il se prononcera sur le fond du dossier, les entreprises de travaux public souhaient que le chantier puisse reprendre là où il aura été laissé, même si elles savent déjà qu’elles vont perdre quelques plumes au passage. Si le chantier devait être définitivement arrêté, elles se pencheraient alors sur la question des indemnités compensatoires.
Restera toutefois une dernière crainte, que l’arrêt des travaux de Beynac fasse jurisprudence. Pour que pareille mésaventure ne se reproduise plus, « il faudrait qu’il existe une assurance juridique qui nous garantisse que tous les recours sont épuisés au moment du feu vert aux travaux. Car, depuis ces dernières années, les recours contre les chantiers d’ampleur s’accélèrent. C’est inquiétant. », affirme Alain Laurière.

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