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« Cette affaire n’est pas terminée »

Politique

Malgré la décision de l’État de ne pas faire appel de l’annulation des travaux du contournement de Beynac, Germinal Peiro qui regrette cette décision estime que la partie est loin d’être terminé et affûte ses arguments afin de convaincre lors des futures audiences.
Dans une copie du courrier qui doit être envoyée au Conseil départemental, le ministre François de Rugy estime que c’est au conseil départemental de décider des suites à apporter au contentieux de Beynac.
Et Germinal Peiro prend cette décision avec recul, « ça ne change rien à la procédure judiciaire, puisque l’État avait fait appel à nos côtés devant le conseil d’État et au tribunal administratif, ce qui ne nous a pas empêché de perdre. C’est l’autorité judiciaire qui tranchera. Cette affaire n’est pas terminée, nous en sommes au milieu du match et il reste une mi-temps à jouer. La cour d’appel va se prononcer puisque nous avons fait appel tout comme Bouygues au nom de l’ensemble des entreprises. Mais ce n’est pas là que ça se jouera mais devant le conseil d’État d’ici quelques mois ou quelques années puisque si la Cour d’appel nous donne raison, nos opposants feront appel et que si elle nous donne tort c’est nous qui le ferons ».
Et celui-ci de préciser, « cela ne change rien à notre volonté de mener ce projet à bien. C’est un contournement routier et un contournement en voie verte car sinon la question piétons et vélos n’est pas réglée. Il s’agit aussi de la question de la protection du village de Beynac avec pour priorité la sécurité. Ce n’est pas nous qui avons classé comme dangereuses les falaises de Beynac et du Pech. Mais nous considérons avec constat d’huissiers du Département et de la Région que les travaux réalisés dans la traverse de Beynac ont accentué les problèmes de sécurité car sur 300 mètres en cas de coincement entre des camions ou des bus scolaires, on ne pourrait évacuer personne. Il y a un vrai danger de mort pendant la traversée de Beynac. Ce n’est pas moi qui le dit, ce n’est pas de Département, ce sont les professionnels de la route et notamment un transporteur scolaire qui nous a écrit en 2017 pour nous le signaler. Allez y le matin à 7 h 30 vous serez effarés ».
Autre argument du président du Conseil départemental, la question environnementale, « plus on roule lentement plus on pollue et Beynac c’est 6000 véhicules par jour en moyenne à l’année, jusqu’à 13 000 au mois d’août et 700 véhicules par heure en juillet et août donc ce projet permettrait de réduire la pollution et de créer une voie douce. La communauté de communes de Sarlat travaille à la voie verte qui va de Cazoulès à Souillac et si le contournement ne se fait pas, ils devront passer par Beynac et ça ne se fera pas en voie douce ».
Le projet est également important pour la bio-diversité selon Germinal Peiro, « on nous reproche l’atteinte à des habitats d’espèces protégées. Nous avons coupé la ripisylve sur quatre fois trente mètres sur 960 km de berges de la Dordogne. C’est minime et d’autre part la ripisylve n’est pas continue. Le nombre d’espèces concernées est limité et nous allons compenser les atteintes aux habitats. Et si l’on allait au bout de cette logique ridicule, il faudrait donc porter de nouveau atteinte aux habitats en détruisant ce qui a été construit pour rétablir les choses alors que les poissons sont revenus au pieds des piles. Dans ce projet il est prévu des réaménager deux bras morts de la rivière car il y avait des suspicions de frayères à brochet et la plantation de 20 000 végétaux dont 7000 arbres alors que nous en avons abattu 250. Et nous avons acheté une grotte pour abriter les chauve-souris. L’absurdité environnementale aujourd’hui c’est de reperturber les milieux alors qu’une fois fini, ce chantier apporte une plu-value environnementale ». Enfin Germinal Peiro soulève l’argument économique, « l’axe Souillac, Sarlat, Libourne, Bordeaux doit être amélioré comme c’est le cas depuis des dizaines d’années. Si les habitants de Beynac, de la vallée et les trois chambres consulaires nous soutiennent c’est que c’est une nécessité absolue. Nous allons donc affiner nos arguments afin de convaincre lors des prochaines audiences de l’intérêt public majeur. Aujourd’hui la question ce n’est pas de dire s’il aurait fallu ou non commencer les travaux car une fois l’autorisation de travaux accordée elle est valable trente ans mais les travaux doivent débuter dans les trois ans. Si les travaux n’avaient pas été commencés à l’époque le pont de l’Île de Ré et l’A89 ne se seraient jamais fait car il y a toujours des recours et je rappelle que lorsque nous avons commencé les travaux, ils ont été confortés par dix réponses du tribunal administratif retoquant les arguments des opposants. La question aujourd’hui c’est : faut-il terminer le chantier ou faut-il démolir avec la perte de plue-value pour tous et après avoir dépensé 45 millions d’euros TTC ? Faut-il que le gaspillage de l’argent des Périgourdins soit effectif en disant ça n’a servi à rien et il faut tout arrêter ? ».

Philippe Jolivet