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La fin d’un cycle pour le Parc archéologique de Beynac

Fermeture du Parc Archéologique

L’occasion pour Kléber Rossillon (sa mère Véronique décédée l’an dernier avait eu l’idée de ce concept) de revenir sur les débuts et les objectifs de ce parc et de remercier tous ceux qui avaient participé à cette aventure, en premier lieu Christian Chevillot qui lui avait donné sa vocation scientifique et pédagogique. En effet le but était de faire revivre la vie quotidienne des premiers paysans, l’âge du bronze et l’âge de fer, « une période du néolithique pas très connue et reconnue, loin des images que l’on a pu montrer dans les livres d’histoires ou les bandes dessinées », précise Kléber Rossillon.
Journées expérimentales
Le parc accueillait notamment les journées d’archéologies expérimentale de Beynac, un des plus importants rendez-vous en Europe, mais aussi chaque été, organisait des animations telles que repas gaulois, ateliers de poterie, de taille de silex, de tissage, démonstrations d’orpaillage ou combats très prisés de gladiateurs. Chaque année il y avait en moyenne 20 000 visiteurs dont beaucoup d’enfants et d’écoles. « J’en avais marre de voir des musées formols » reconnaît Christian Chevrillot, 20 ans directeur du site,  « on a été un détonateur pour l’expérimentation archéologique et depuis on nous a copié et les enseignements rayonnent bien au-delà du Périgord ». « C’est un crève-cœur pour moi de voir ce site fermer » l’ancien directeur, avec beaucoup d’émotion, a rappelé la rencontre avec Mme Rossillon. « Elle m’a ouvert la voie du rêve que l’on a pu partager avec des milliers d’enfants ». C’est à la suite de la création en 1988 du musée Protohistoire à l’initiative de l’Association des Musées du Sarladais que présidait alors Mme Rossillon, que le Parc archéologique est né. Si le côté scientifique a été laissé en 2006, faute d’équipes, tout l’aspect pédagogique a continué d’exister. « Il ne faut pas s’attrister de la fermeture du Parc, c’est la fin d’un cycle… », avoue Kléber Rossillon « tout ce qui a été fait ici va continuer à vivre, il va y avoir d’autres projets notamment dans le Lot… il se fait encore plein de découvertes sur la Dordogne, l’archéologie expérimentale a de l’avenir ». Une petite fête a été donnée en fin d’après-midi en présence d’élus de Beynac, d’habitants (pour certains c’était la première fois qu’ils découvraient ce Parc !), et des bénévoles qui avaient travaillé sur le site. Pour l’heure le Parc restera en l’état et toutes les pièces archéologiques vont être stockées.
P. Pautiers

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