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Se faire entendre jusqu’à Paris

Santé

La mobilisation des Blancois ne faiblit pas pour faire rouvrir leur maternité. Hier, 90 opposants sont allés porter leurs revendications jusqu’à la capitale, auprès des décisionnaires. S’ils ont souvent rencontré les forces de l’ordre, ils ont également reçu beaucoup de marques de soutien.

Inlassablement, Annick Gombert, maire du Blanc démissionnaire, répète à chacune de ses rencontres la nécessaire présence de la maternité pour la vitalité du territoire, les risques rencontrées par les futures mamans qui prennent la route en plein travail… tout ce qu’elle clame encore et encore depuis presque six mois sans écoute.
Mercredi, c’est à Paris qu’elle a porté ses mots maintes fois répétés. En effet, au petit matin, deux cars, environ 90 personnes, sont partis du Blanc pour la capitale. Objectif : alerter un maximum mais toujours sous la forme ludique, familiale qui caractérise leur mouvement. Après le Blanc et Châteauroux, les Servantes Ecarlates ont donc déambulé dans les rues parisiennes, auprès du Congrès des maires de France, de l’Assemblée nationale, des Invalides, du Ministère de la Santé et place de la République.

« Preuve de mépris »

Malgré la tenue constamment pacifique de leurs actions, les manifestants ont rencontré les forces de l’ordre tout au long de la journée pour contenir leur mouvement.
Du matin, où les portes de l’esplanade publique du Congrès des maires de France leur ont été fermées, jusqu’à se faire bloquer la route par des membres des services de renseignements à proximité de l’Assemblée nationale et des Invalides. En milieu de journée, alors que leurs pas les portaient, en déambulation, vers le ministère de la Santé, ils ont été stoppés à quelques dizaines de mètres de son entrée. Une haie de policiers leur en a refusé l’accès.
Après des échanges, seuls Annick Gombert et François Jolivet ont pu porter l’invitation pour Agnès Buzyn à venir au Blanc, mais seulement jusqu’au perron du bâtiment et auprès du responsable de la sécurité. « C’est une preuve de plus de mépris, ne s’étonne plus Bertrand, membre du collectif « Cpasdemainlaveille ». Que des élus de la République n’aient même pas pu entrer et que l’on n’ait pas pu donner notre lettre à un membre du bureau du ministère est hallucinant. »Mais à Paris, loin de ne trouver que des policiers sur leur chemin, les Blancois ont également pu compter sur de nombreux soutiens, venus parler avec eux et se positionner à leurs côtés. Sous les fenêtres de l’Assemblée nationale, six députés de l’opposition (Alain Bruneel, Jean Lassalle et Nicolas Forissier élu sur la 2e circonscription de l’Indre…) sont venus dialoguer. Parmi eux, l’élu Insoumis François Ruffin a rappelé que Le Blanc n’était pas isolé, des cas similaires se multipliant dans tout le territoire : « On a aujourd’hui dans ce pays en matière d’hôpitaux un problème de démocratie, c’est-à-dire d’avoir un interlocuteur quand il y a un désaccord, un conflit. Il n’y a personne en face, personne pour répondre. La démocratie est plus qu’en danger, elle est devenue inexistante sur ce point. »
Quelques heures plus tard, place de la République, c’était au tour d’Olivier Besancenot du NPA, de Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération Paysanne, et de Raphaël Glucksmann, de Place Publique, de s’afficher clairement aux côtés des Indriens : « Votre lutte, c’est une lutte pour nous tous, pour une certaine conception de la démocratie et de la France. Et moi je viens pour vous remercier du fond, et de la forme que vous donnez à votre combat. C’est une manière de faire muer la colère en proposition positive. » Pour l’ensemble des participants à la journée, son déroulé fut une réussite malgré l’échec au ministère. « Ce que les soutiens ont dit fait chaud au cœur. Ça nous regonfle et nous montre que ce mouvement sert à quelque chose. Il donne de la confiance, de l’envie et fortifie les autres combats », s’est réjouie Claire, dans le mouvement d’opposition à la fermeture de la maternité depuis le début. Pour tous, cette journée parisienne a permis de galvaniser les énergies. Par petits groupes, les opposants préparent déjà la suite : leur permanence à la « Maison amicale », ex-maison médicale, des stands sur différents marchés de Noël, et surtout la grande marche des Oreilles qui ralliera le Blanc à Paris du 1er au 16 décembre. En parallèle, les élus étudient également la possibilité d’un recours en justice auprès du tribunal d’Orléans, dans le but d’obtenir la suspension puis l’annulation de l’arrêté de fermeture de la maternité.
Morgane Thymel

Une lettre pour Emmanuel Macron
Laurent Laroche, maire de Bélâbre était sur la liste des invités à la soirée donnée par le président de la république à l’Elysée dans le cadre du Congrès des maires de France. Il en a profité pour faire passer une lettre du collectif Cpasdemain-laveille à Emmanuel Macron. Une seconde missive a été confiée à Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, attendue dans l’Indre le 29 novembre.

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