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Jérémy Bertin a fait son trou

Installé depuis bientôt deux ans au 15, rue Saint Lazare, Jérémy Bertin, tatoueur professionnel, commence à être connu, reconnu et apprécié des amateurs.
Désormais, la clientèle dépasse largement la région et les candidats viennent de Paris, Bordeaux, Toulouse...
Et pourtant, rien ne le prédestinait à cela ! « Tatoo, tatouage... Plus jeune, j’étais contre ! Cela m’est tombé dessus un peu par hasard », avoue Jérémy, avant tout dessinateur passionné et talentueux. L’idée fait son chemin.
Il voit ses amis tatoués, a la chance de rencontrer à Paris un tatoueur qui l’initie à cet art si particulier et se lance ! Sur lui, sur ses jambes, sur les « potes » qui acceptent de servir de « terrain d’entraîne-ment »...
Pas de diplôme, pas de formation reconnue pour les tatoueurs. Aucun diplôme n’existe à ce jour. Seule une formation de trois jours, sur l’hygiène, validée par l’État, est obligatoire. Jérémy l’a passée et obtenue au CHU de Poitiers.
Lui, sa spécialité, c’est le dessin, le crayon. Aujourd’hui, il se démarque et travaille de plus en plus d’après photo, avec une approche réaliste et hyperréaliste, et très souvent en noir et gris.
« Les gens me proposent un thème, par exemple la famille, les félins, la passion, etc. On discute ensemble. Ensuite, je dessine, je fais le montage que j’imprime sur une feuille calque, qui donnera une idée du volume du tatouage. Je le propose au client, qui, si cela lui convient, passera une demi-journée ou une journée entière pour la réalisation », explique Jérémy Bertin. Un temps suffisamment long, douloureux parfois... où les aiguilles à tracer dessinent les contours du futur tatouage sur un bras, une jambe, un cou... « Je commande mes fournitures exclusivement sur un site français très sérieux. Mes encres sont certifiées françaises. On touche à la peau ! », poursuit le tatoueur, qui aime réaliser un travail plein de finesse et d’élégance.
Les soins consécutifs à l’intervention dureront deux à trois semaines.
Un document informe clairement les personnes sur le mode d’emploi à suivre pour une bonne cicatrisation.
Et quand on demande à Jérémy Bertin ce qu’il aime le plus dans son activité, il répond : « Je dessine toute la journée. J’ai une grande liberté de vie. L’important pour moi, c’est de ne jamais juger l’attente du client, quelle qu’elle soit, de prendre le temps d’échanger, d’établir une certaine complicité et d’être à l’écoute. On n’oublie pas le jour de son tatouage ! Ça marche à la confiance ! »
Les résultats sont bluffants. Les amateurs de tatoos le savent et préfèrent attendre quelques mois pour être tatoués par Jérémy Bertin dont la talent, l’originalité, le sérieux et la qualité du travail commencent à essaimer à travers la France.
Martine Tissier

Renseignement au « Au vêtement incarné », 15 rue Saint-Lazare, 36300 Le Blanc – 09 61 60 19 03. Site internet : au.vetement.incarne.com. Facebook : vetementincarne. Courriel : auvetementincarn@gmail.com