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«Fantasy» quand tu nous saisis

Aïcontis

Une septième édition pour le festival de l’imaginaire nourrie d’un public toujours plus nombreux. Korrigans bretons et farfadets poitevins se sont fondus au milieu de personnages tous plus «fantasy» les uns que les autres. Un rendez-vous de lutins très prisé qui, cette année, a posé sa magie à Branceilles.

Les organisateurs du festival de l’imaginaire, tous plus farfadets les uns que les autres, ont décuplé la population de Branceilles. C’est la magie d’Aïcontis.
Le parking de secours prévu pour l’affluence dominical aura servi dès le samedi où, selon les organisateurs, près de 7000 personnes se sont pressées. Dimanche matin, le festival se réveillait tranquillement entre déambulation des aficionados et parade des artistes. La fée Framboise, venue de Lille parcourt les festivals Fantasy et médiévaux du Nord de la France, de Belgique et de Bretagne où elle arbore ses costumes confectionnés par des artisanes aux doigts de fées. Samedi, elle était Lutine rouquine, dimanche fée Framboise et aujourd’hui, de retour à Lille,
ingénieur chez Décathlon. L’édition d’Aïcontis à Branceilles fut sa première fois dans le Sud-Ouest, son sourire laisse à penser que les Korrigans et farfadets ont glissé quelques joyeux souvenirs dans son feuillage...

Le monde fantastique d’Elodie.

Alors que la petite église résonne des notes du Biniouman Duo, une odeur de crêpes flotte déjà dans l’air matinal et le salon du livre Fantasy bat son plein. On y retrouve des auteurs et des maisons d’éditions spécialisés dans le genre avec, entre autres, Elodie Dumoulin, illustratrice, qui avait signé l’affiche du festival en 2016. Elodie travaille ses œuvres le plus souvent à l’acrylique, parfois à l’huile quand elle a du temps devant elle. Elle touche aussi à l’aquarelle et pousse jusqu’à parfaire son travail via l’infographie. Cette artiste a le sens du détail et ses productions sont foisonnantes. Elle se documente beaucoup en amont pour donner à ses univers légendaires une exigence naturaliste. Là où la magie opère, c’est dans le rendu des matières, quand l’écorce bosselée d’un arbre se fait vivante.  La lumière est omniprésente dans ses dessins et semble vouloir éblouir absolument. Ses personnages sont toujours très beaux, très nobles pour mieux contrer une réalité qu’elle juge attristante. Avec son compère et complice, Florent de Grissac, auteur de jeux vidéo pour Casus Ludi, ils fomentent un projet delivre à paraître en 2018 : «Bo et les dragons». Ils ont déjà co-signés une première parution, leur «Artbook» qui déploie un univers chevaleresque et féerique.  Bo est née sous la mine d’Elodie, Florent s’est emparé de ses dessins pour construire tout un monde imaginaire dans lequel l’héroïne voyagera. Les discussions entre eux vont bon train pour mener à bien ce projet. Un livre au format paysage qui sera carnet de voyage où l’on retrouvera des thèmes chers aux deux auteurs : la permaculture, les relations sociales, les arcanes de la société. Un livre écrit et dessiné par de doux passionnés qui embarquera les fans.

Le chaleureux dragon de Monsieur Mac Cime

Au carrefour, près de l’école se dressait le beau dragon de métal réalisé par Maxime Manizan alias Monsieur Mac Cime. Cet artiste touche-à-tout manie le bois et le fer, il expose depuis 5 ans ses œuvres sur la plage de Montalivet-Les-Bains lors de l’exposition «Marée Basse» qui se visite sous la lune... Christophe Chirol, président de l’association Aïcontis,  a croisé le dragon et son maître
pendant ses vacances et la bête majestueuse est sortie des sables médociens pour se poser sur le bitume branceillois à l’automne ! Sa langue de feu n’était pas sans exercer une certaine fascination sur les spectateurs qui s’arrêtaient volontiers quelques instants pour l’admirer et se laisser caresser les joues de son onde de chaleur.
Monsieur Mac Cime ne compte pas en rester là, il projette de monter un spectacle avec sa comparse Magali, dresseuse de chevaux, où il raconterait fables et fariboles fantastiques avec son dragon de fer et de feu, «fils de la Terre Mère,(...) gardien de l’arbre de la connaissance, il est le lien entre ciel et terre. Comme la lune agit sur les eaux, le dragon ondule et vient à toi, le temps d’une marée basse...», le temps d’un festival... Il est venu jusqu’à nous.
La compagnie Zoolians est venue,  elle aussi, pour trimbaler ses chimères savamment costumées du haut de leurs échasses et semer le trouble dans ces rêveries dragonniennes. Alors le visiteur amusé, s’en est allé un peu plus loin voir ce qui s’y passe. Un spectacle par ci, une balade contée par là, un marchand de sorcières, de fées, de lutins ailleurs, il y a à voir, à déguster et même à jouer sur le festival Aïcontis.

Sabine Parisot

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