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L'art se niche chez le volailler

Rue de la République

Les curieux s’arrêtent place Saint-Hilaire. Depuis le mois de septembre, on annonce la venue de l’artiste peintre Laurence Debordeaux. Le bâtiment de l’ancien volailler Forsse est chaque jour mis en valeur. Ici, on attend impatiemment l’ouverture de l’atelier et de sa galerie.

Au croisement de la rue de la République et de la rue Saint Antoine, une haute façade de pierre est en travaux, depuis le mois de septembre.
Laurence Debordeaux installe son atelier d’art en lieu et place de l’ancien volailler Forsse.
On y entre par l’ancienne façade. Les petits carreaux noirs de mosaïque rappellent l’ancienne activité de la bâtisse. Un volailler réputé du nom de Forsse y tenait boutique. Fermé depuis vingt cinq ans, le local servait de réserve à un magasin de la rue.
La place Saint-Hilaire a été créée il y a une quinzaine d’années, après la destruction d’une maison, laissant passer un peu de lumière dans ces rues étroites. La maison Forsse délaissée avait subi quelques travaux qui étaient restés en suspens depuis pas mal d’années.
Laurence Debordeaux cherchait à s’installer à Brive, pour se rapprocher de son époux. «Je fais un métier solitaire, et même si j’ai une clientèle locale à Beaulieu, Brive me donne une meilleure visibilité». Il faut dire également que la mairie lui a offert une belle occasion de se faire connaître grâce à deux affiches événementielles (voir encadré).
Au cœur du centre-ville, l’artiste est tombée sous le charme d’un lieu calme et intime et de sa belle verrière. Ce sont en fait deux maisons réunies sur quatre niveaux : le rez-de-chaussée se destine à devenir son atelier, le premier étage ouvert par une mezzanine : la salle d’exposition, et les deux étages supérieurs ont été aménagés en appartements. Toujours au premier étage, un bureau a été installé derrière la verrière qui donne sur la place Saint-Hilaire. La vue est imprenable. Pas une voiture ne vient troubler l’ambiance reposante. En cinq mois, les travaux ont transformé les lieux. Les fenêtres qui apportent une lumière indirecte conviennent à l’artiste qui redoute l’ensoleillement violent plein sud. Les murs peints de blanc attendent de recevoir les toiles de grands formats, colorées, de l’artiste. Elle veut créer ici un espace qui pourrait accueillir des événements dans «un lieu atypique».
Dans le quartier, on se réjouit de l’arrivée d’une artiste de renom. «J’ai été extrêmement bien accueillie par les riverains.» Pas un jour sans qu’un curieux ne s’arrête, pour discuter avec les ouvriers, qui imperturbables, répondent aux questions des passants, avant de reprendre leur ouvrage. Les travaux de construction d’une terrasse sur le toit attirent également tous les regards.
L’atelier devrait ouvrir officiellement début avril. L’association des commerçants de la rue de la République y voit la confirmation de la vocation artistique et artisanale qu’ils ont initiée avec les boutiques éphémères. D’ailleurs, à deux pas de là, quatre artistes ont décidé de poursuivre leur «boutique», depuis Noël, en s’installant dans l’ancienne pâtisserie Le Samovar(*), qui a été rachetée en fin d’année par Territoires 19.
La rue de la République sera-t-elle bientôt sur tous les guides d’art ? Une affaire à suivre...
(*) La Galerie de la Rep’ est ouverte du mardi au samedi, de 10h à 18h

Murielle Babin-Dupuy (Texte et photos).


Chez Forsse : magasin et abattage de volailles
En lieu et place du futur atelier d’arts, la famille Forsse tenait de père en fils, un atelier d’abattage de volailles. En 1963, Gabriel, le fils, déposait à la mairie une demande de transformation de façade (source : Archives municipales). L’architecte des Bâtiments de France demandait de préciser la couleur des carreaux de faïence : les mêmes qui ont été précieusement conservés lors des travaux actuels !
Marie-Hélène Mingot se souvient bien du lieu, elle habite depuis 1953, rue de la République, juste en face. «Il y avait un petit abattoir. Au printemps, en plus des poulets et des lapins, ils proposaient des chevreaux. On les entendait pleurer, c’était bien triste. Puis, on voyait les carcasses suspendues dans la vitrine. à l’époque, ils avaient beaucoup de succès.»


Laurence Debordeaux
Les Brivistes connaissent bien cette artiste peintre, depuis ses affiches du Festival de l’élevage et des Foires grasses. Installée depuis de nombreuses années à Beaulieu-sur-Dordogne dans un ancien bistrot de la rue principale, elle expose et vend à une clientèle locale et cosmopolite. Mais sa clientèle est plus large et elle est connue pour ses grands formats, outre Manche et outre Atlantique. Laurence Debordeaux vit en Corrèze depuis trente cinq ans. Elle a longtemps été touche-à-tout, et a développé sa pratique de la poterie, la céramique, le dessin et la peinture, dans une communauté d’artistes à Ayen. Les grands formats, peints au doigt et à la main, avec des couleurs qu’elle produit elle-même, sont «sa marque de fabrique».

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