Les cheminots inquiets pour l’emploi

Social

Dans le cadre de la journée d’action nationale à l’appel de la CGT, la grève a fortement été suivie par les
cheminots brivistes pour défendre les salaires et dénoncer les suppressions de postes.
Il était très difficile de prendre un train, hier, en gare de Brive. Aucun Train express régional (TER) n’a circulé au départ ou à l’arrivée de la cité gaillarde, même si des bus de substitution avaient été mis en place pour pallier le mouvement social.
A l’origine de cette situation, les fortes inquiétudes des cheminots qui protestent contre le gel des salaires et la suppression de 1.200 à 1.800 postes prévue en 2017 au niveau national. Depuis 2003, plus de 26.000 départs n’ont pas été remplacés à la SNCF, qui compte au total 150.000 salariés. L’an dernier, le projet de budget 2016 avait déjà programmé 1.400 suppressions de postes.  
Menaces sur l’emploi sur l’étoile ferroviaire
«Cette mobilisation forte à Brive est la conséquence d’une inquiétude énorme. Aujourd’hui [hier, ndlr], ce sont 100% des cadres qui font grève à Brive. Ce mouvement, spécifique sur les problématiques d’emplois, est particulièrement sensible en Corrèze où les cheminots redoutent la disparition de postes via la suppression des agents d'accueil et les guichets dans les petites gares. D’après les dernières annonces seuls les guichets en gare de Tulle et Brive seraient maintenus. A la CGT, nous revendiquons l’égalité de traitement pour l’ensemble des usagers du territoire. Il faut se donner les moyens humains et financiers de remplir un véritable service public. Ceci implique que les usagers puissent trouver, un contrôleur dans chaque train, des agents d’accueil et des guichets dans toutes les gares» souligne Hervé Pineaud, délégué CGT Cheminot.
Près de quatre-vingt dix cheminots étaient rassemblés, hier matin devant l’Établissement industriel voie (EIV) Quercy Corrèze à Brive pour dénoncer les menaces qui pèsent sur l’étoile ferroviaire briviste. «Les quinze conducteurs de l'entité du fret vont être mutés, dix postes de conducteurs sont temporairement supprimés avec la suspension des trains de nuit (pour cause de travaux) et en même temps, les départs à la retraite ne sont pas remplacés» indique le délégué CGT.
Mais les menaces sur l’emploi ne sont pas les seuls motifs d'inquiétudes pour les cheminots qui craignent aussi pour l’avenir de certaines lignes. «S’il n’y a pas de fermetures de lignes encore programmées certaines sont fortement menacées comme Tulle-Ussel via Egletons ; Brive-Limoges via Pompadour et Saint-Yrieix ou encore Brive-Aurillac qui est pourtant une ligne intégrante pour l’aménagement du territoire» note Hervé Pineaud.
«Il faut qu’une vraie politique de service public ferroviaire soit menée. La grille des dessertes doit être repensée et améliorée notamment pour les scolaires et le fret industriel» insiste le délégué syndical.

M.Andreau

Roshe Run Kaishi