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La qualité était bien au rendez-vous de la Foire des Rois

Traditions

Si la Foire des rois n’a pas établi de nouveaux records cette année, le traditionnel rendez-vous n’a pas manqué d’être animé avec un marché primé aux truffes particulièrement fourni, la mise en boîte gratuite et la distribution de galette. C’est LE moment phare de la saison des Foires Grasses. L’occasion aussi, après avoir gueuletonné au réveillon puis à la Saint-Sylvestre, d’en garder un peu sous le coude pour les occasions qui viendront émailler l’année fraîchement éclose.
Cette date cochée sur le calendrier des fanas du gras c’est évidement la foire des rois et sa traditionnelle mise en boîte gratuite. Sauf que cette année, si le foie n’a pas manqué, on est bien loin des records observés les années passées. Pas de quoi pourtant mettre en péril une manifestation bien ancrée dans la vie locale et même au-delà. Au final, ce sont toutefois 2.000 conserves qui seront passées dans l’autoclave cette année
contre plus de 2.500 l’an dernier.
Rien d’inquiétant donc, pour ce rendez-vous vieux de plus de vingt ans. Et surtout rien qui ne permette d’affirmer qu’après les banquets des fêtes, le foie gras soit laissé de côté. «La grande période pour le foie gras c’est Noël. Un peu moins pour la Saint-Sylvestre» reconnaît Emmanuel Carbonnière, l’expert de la Chambre d’agriculture de la Corrèze. «Or cette année, les gens ont un peu galéré pour en obtenir à cette période. Le marché avait été pris d’assaut au point de ne pouvoir fournir tout le monde. Certains ont pu imaginer que ce serait la même chose pour la foire des rois» avance le technicien. Mais ce ne fût pas le cas. Les foies gras d'oie ou de canard sur les étals des 27 vendeurs dont 23 producteurs du marché de Brive n’ont pas manqué à l’appel.  Et les habitués ne s’y sont pas trompés. «L’objectif c’est bien que les gens repartent avec leur boîte à l'effigie de la ville. On a tellement entendu qu’il manquait de foie pendant les fêtes que les gens ont peut-être été découragés. En plus, le temps n’a certainement pas joué en notre faveur» appuie Jean-Luc Souquières, conseiller municipal délégué aux affaires agricoles.
Mais cette crainte du manque de marchandise n’était pas la seule raison avancée pour tenter d’expliquer le léger replis de fréquentation. «La concomitance des vacances scolaires avec la foire a peut- être eu un effet sur la fréquentation. On l’a ressenti en tout cas sur les bénévoles. Certains n’ont pu être présents parce qu’ils devaient garder leurs petits-enfants. J’imagine qu’ils n’ont pas été les seuls à être retenus» glisse l’élu briviste.
La manifestation n’a donc pas connu cette année le fameux «rush» de 10h30 lors duquel les retardataires s’empressent de venir enregistrer leur foie avant préparation. La circulation était nettement plus fluide aux abords des vitrines derrière lesquelles les bénévoles n’ont pourtant pas manqué de boulot.
Depuis douze ans qu’il a pu bénéficier de ses droits à la retraite, François Marabouby, lui, n’a pas manqué la moindre édition. Et si ce fidèle de la manifestation reconnaît qu’il y a un peu moins de monde cette année, il met surtout en avant la qualité des produits. «On a cette année une excellente qualité de foie, et ça fait toujours plaisir de travailler des bons produits».
Une qualité également soulignée par le technicien de la Chambre d’Agriculture. «Nous n’avons eu que très peu de refus cette année. C’est aussi ça la foire de Brive. Un gage de qualité sur lequel les consommateurs ne se trompent pas».
Autre signe qui ne trompe pas sur la vitalité persistante du rendez-vous : la traditionnelle distribution de frangipane accompagnée d’un petit verre de blanc des coteaux de la Vézère. Parents, enfants et grands-parents étaient encore nombreux pour bénéficier de cette gracieuse distribution de la galette des rois à l’heure où les estomacs commencent à gargouiller.
Le record, s’il en est un à retenir de cette édition, était plutôt à relever du côté du marché contrôlé aux truffes où pas moins de 17 kilogrammes (15 de tuber melanosporum et deux de brumale) garnissaient les étals.
Ce moment phare de la saison refermé, cette dernière n’est cependant pas terminée puisque deux dernières foires grasses attendent le public.
La prochaine aura lieu le 3 février avec une foire primée oies et canards (foies et bêtes entières) avant l’ultime rendez-vous prévu le 3 mars.

Mathieu Andreau

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