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Un homme politique «jovial et toujours prompt à rendre service»

Disparition

L'ancien sénateur maire de Brive est décédé ce vendredi 27 avril à l’âge de 72 ans à la suite d’un malaise cardiaque.  Deputé, sénateur, son mandat de cœur fût celui de maire de Brive qu’il  mena   à deux reprises de 1995 à 2008.

Député pendant 4 ans, conseiller général de la Corrèze, Bernard Murat fut aussi sénateur de 1998 à 2008. Mais celui qui se plaisait à dire qu'il était «un enfant de la Guierle» fut surtout et avant tout maire de Brive pendant deux mandats.
Dans la sous-préfecture corrézienne, Bernard Murat avait profité de la vague bleue des législatives pour décrocher son siège de député en 1993. Mais le premier fait d’arme politique de ce chiraquien pur jus, et du cru, remonte à un an plus tôt.  
Les modèles politiques
En 1992, contre toute attente, il décroche le jackpot en remportant, dès le premier tour, le siège de conseiller général de Brive en battant Odette  Neuville, la première adjointe de Jean Charbonnel lors de ces deux derniers mandats.   
Ce même Jean Charbonnel que Bernard Murat délogera de son siège de maire en 1995. Un  maire emblématique de la ville dont l’adjoint et oncle, Roger Combe lui avait d’ailleurs mis le pied à l’étrier politique.  Son premier acte en tant que maire de Brive fut de détruire les arcades sur la place de la Guierle.
Indiquant lors d’une campagne électorale que la destinée de sa ville était de devenir la préfecture de la Corrèze, Bernard Murat avait aussi porté aux côtés de François Hollande, le projet d’un Corrézium : un rapprochement entre Tulle et Brive dont la portée s’est limitée à ce nom.
Entré en politique «par accident», selon son expression, le maire de Brive, qui milita dans les jeunesses gaullistes au temps des barricades  soixante-huitardes, ne se reconnaît pas de « mentor».
Son adhésion au RPR, l'ancêtre de l'UMP, au début des années 80, résulterait... d'une erreur de carte en lien avec un homonyme argentacois. Mais le déclic de son engagement politique s’est produit avec l’élection de François Mitterand. «Ça a été un peu un choc» disait-il.  
Celui qui avait prêté allégeance à Chirac était finalement plus Bernadette que Jacques. Ce dernier, accaparé par ses fonctions présidentielles, les liens entre les deux hommes se sont finalement distendus.  Rien de tel avec Bernadette. Ce qui a pu faire dire à ses adversaires qu'il aurait été  atteint de «bernisme».
Sa fille, alors élue municipale chargée du «conseil municipal des jeunes», spécialement créé par son père, le décrit comme un homme plutôt  ordinaire, ayant «horreur du conflit ».
«Jovial» et «sans rancœur» selon un membre de son opposition, Bernard Murat fût aussi l’initiateur de l’Espace des Trois-Province et de  l’aménagement de ses abords dont celui du rond-point de la Fraternité.
Contribuant au développement de la zone ouest de la ville, il fut aussi le fondateur de la communauté d'agglomération de Brive en 2001.
«C’était une personne proche des gens, conviviale, au-delà de ces idées politiques et toujours prompte à rendre service» indique une autre qui ne partageait pourtant  pas ses idées politiques.
Ce passionné de rugby, qui l’avait pratiqué pendant 20 ans, de La Teste à Castres en passant par Bayonne  puis Brive ou Malemort,  ne ratait aucun match du CAB.
Un dernier combat en 2014
Mais en 2014 et à 68 ans, prenant beaucoup de monde à contre-pied, Bernard Murat se lancera dans une dernière bataille pour reconquérir «sa ville», qu’il estimait avoir perdu sur «un malentendu» en 2008. Un traumatisme pour le Briviste qui avait alors publié  «Tchao ma belle» (Editions Ecritures) dans lequel il retraçait sa carrière politique.
Sa liste, sous la bannière divers droite baptisée «pour une nouvelle majorité pour Brive» ne sera créditée que de 12,24% des voix au premier tour. Il se ralliera finalement à Frédéric Soulier, son ancien adjoint.
En retrait de la vie politique locale après cet échec, l’ancien maire n’avait plus pris publiquement la parole sur les dossiers brivistes jusqu’en mai  dernier pour lancer un dernier «coup de gueule» contre le «saccage» de la Guierle lorsque la mairie a décidé d’installer un revêtement en castine pour  ne plus avoir à refaire la pelouse après chaque grosse manifestation.  
Bernard Murat reposera à partir  d’aujourd’hui au funérarium du 32, avenue Emile-Zola à Brive. Les visites seront autorisées de 10 heures à midi et de 15 heures à 19 heures.
Ses obsèques seront célébrées le mercredi 2 mai à la collégiale Saint-Martin.

REACTIONS

Bernadette Chirac
Jacques et moi apprenons avec tristesse et émotion le décès de Bernard Murat. Nous avions beaucoup d'estime et d'affection pour lui et nous tenions à lui rendre hommage car il a indiscutablement marqué la vie politique corrézienne. Bernard Murat était un homme sensible et chaleureux. Nos pensées sont pour son épouse, Maryvonne et ses filles auxquelles nous adressons notre profonde sympathie.

Frédéric Soulier, maire de Brive
Il a mené une vie intense et passionnée. Du côté public, elle a été nourrie par la passion de sa ville et des Brivistes, son «seul parti» aimait-il répéter. Il a toujours défendu Brive partout où il a siégé, au Sénat ou à l'Assemblée. Pour lui, c'était un honneur et une immense fierté d'avoir été maire de Brive. Il était très engagé, avec une sensibilité à la fois libérale et humaniste, et avait le souci de faire de Brive une ville pour tous.

Philippe NAUCHE ancien maire PS de Brive de 2008 à 2014.
C’est avec beaucoup de tristesse que j’apprends le décès de Bernard Murat, ancien maire de Brive et parlementaire de la Corrèze.
Je salue la mémoire d’un briviste très attaché à sa ville dont il a été maire pendant 13 ans. C’était un adversaire politique pour lequel j’avais du respect voire une certaine affection. Je reconnais qu’il a mis de la passion dans l’exercice de ses mandats au service des brivistes. En tant que chef d’entreprise, il a toujours essayé de faire en sorte que ses activités aient des retombées pour notre territoire.
A sa famille et à ses proches, je présente mes plus sincères condoléances.

Patricia Bordas, référente départementale La République En Marche
J’ai appris avec douleur et stupéfaction la disparition de Bernard Murat. Mes premières pensées vont à sa famille et tout particulièrement à  Maryvonne, son épouse, Virginie et Aurélie, ses filles et leur présentent mes très sincères condoléances ainsi qu’à tous ses proches. Après le décès de Jean Charbonnel, notre cité perd de nouveau un ancien maire qui n’oublions pas, a bâti  la Communauté d’agglomération de Brive dans l’esprit du chef d’entreprise qu’il était.
Bien que je fus une opposante politique, je garderai de lui l’image d’un homme doté de fortes convictions personnelles, fidèle dans ses valeurs et un homme de combat et respectueux de tous ses élus.
C’était aussi un grand humaniste qui a eu en permanence à l’esprit sa ville, la ville de Brive, il a toujours répété «mon parti c’est Brive, enfant de la Guierle».
Je garderai toujours son souvenir d’autant que c’est en 1995 lors de sa première mandature comme maire que j’ai pu appréhender pour la première fois la fonction d’élue municipale.
Nous avons toujours gardé des relations amicales, ce qui l’avait amené à observer avec une attention toute particulière ma candidature aux dernières élections législatives.

Claude Nougein, Sénateur
J'ai démarré ma carrière politique en mars 1992, en même temps que Bernard Murat. Lui avait été élu conseiller général de Brive centre, moi conseiller régional. Bernard Murat était un passionné de la politique, pour laquelle il avait abandonné une très belle carrière dans le privé. Cela lui avait demandé un certain courage. C'était un homme qui avait l'habitude d'aller au bout de ses convictions.