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Question : quartier libre ou pas ?

Conseil municipal

Samedi matin, les conseillers de quartier ont assisté à une séance spéciale de conseil municipal prévue pour la signature d’un avenant aux contrats des «150.000€/an» établis en 2014.
La décision d’allouer cette somme à chacun des seize quartiers pour améliorer le cadre de vie avait été adoptée par le conseil municipal le 2 juin 2014. Quatre ans plus tard, les 192 conseillers des seize quartiers, élus au suffrage universel, ont souhaité ajourner, avancer, changer certaines  actions, d’où la nécessité d’un avenant. La plupart des projets envisagés concernent des questions de voirie, de sécurité, de propreté et  d’aménagements paysagers.
En 2016, le service «Vie des quartiers» enregistrait 4500 demandes, en 2017, 4000 dont «99% ont été abouties» a stipulé le maire, Frédéric Soulier.  Les rangs de la majorité voient dans le fonctionnement de ces contrats l’application d’une «démocratie de proximité marquant le principe d’une  véritable évolution innovante de la gouvernance briviste», des «engagements opérationnels que la Ville de Brive doit mener en application du  principe de co-décision»
Un dernier terme que l’élue de l’opposition, Martine Contie, a estimé «peu approprié puisque le conseil municipal [prenait] la décision finale» en  s’appuyant sur l’exemple de la fermeture de «la piscine du quartier Bouquet qui avait été plébiscitée dans le Livre Blanc». Pour sa part, «ce n’est pas une co-décision même s’il y a des discussions. Les conseillers ne sont pas assez écoutés et démissionnent». Frédéric Soulier a rétorqué «ne pas vouloir faire de la sémantique», que «la démocratie [c’était] parfois douloureux et ingrat. On ne [pouvait] pas faire plaisir à tout le monde. En 23 ans de vie publique, il n’[avait] jamais vu ça» comme il a affirmé que «le conseil municipal était souverain pour ce qui était de son budget» et que «les suggestions des conseils de quartiers [étaient] co-décidées». Philippe Delarue, adjoint chargé de la proximité d’abonder dans le sens du premier édile «Un travail de fond est fait par les quartiers. On a écouté et été dans leur sens. La communication est quelque chose de très délicat».
Un court débat qui a vu les avenants être votés à l’unanimité.
La séance s’est poursuivie par une présentation de l’ensemble des travaux réalisés ou en cours de réalisation dont ceux de la rue de Paris qui seront finalisés début juillet avant d’être repris allée Antoine Bos après la saison des festivals d’été.
Brive en poche.fr
L’interface numérique «brive en poche.fr» sera bientôt accessible sur vos tablettes, smartphones et ordinateurs dès que sa délibération aura été votée en conseil municipal. Pour l’heure, elle a été présentée par le menu aux conseillers de quartiers présents. Son principe est simple : une  incivilité remarquée type poubelles éventrées, un nid de poule, un problème d’espace vert, un vilain tag clic-clac kodak, une photo, qu’on envoie sur la plateforme en inscrivant son nom, son mail ; ce qui permettra de suivre sa demande, son délai d’aboutissement, photo du patrouilleur à l’appui puis petit questionnaire de satisfaction pour finir afin de viser l’amélioration. Lorsque le maire a souhaité faire «tomber les cloisons» d’une séance de conseil municipal où d’ordinaire les interventions du public ne sont pas admises, il a demandé si quelqu’un avait des questions. Les conseillers de quartiers devaient être aux anges d’une si merveilleuse invention qu’ils en sont restés cois.

Sabine Parisot