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Mobilisation contre la fermeture de bureaux de poste

Social

La CGT FATP de Corrèze alerte face à la disparition programmée d’un, voire plusieurs bureaux de poste dans le centre de Brive.
Le couperet est tombé il y a une quinzaine de jours : fermeture annoncée du guichet Brive Pierre Sémard au 1er novembre prochain. Dont acte. «On a été prévenu en même temps que les salariés» déplore Jean-François Chaudières, représentant départemental pour la CGT. «C’est une décision incompréhensible». La surprise est réelle, difficile à encaisser, mais pas totale. Le bureau de Tujac n’avait-il pas, lui aussi, fermé ses portes courant 2016 ? Depuis, la donne a changé, les portes, rouvertes, suite à la réorganisation de février dernier. «D’un côté, on réhabilite un guichet dans un quartier vidé de ses commerçants. De l’autre, on supprime l’un des bureaux les plus fréquentés de la ville, et dont les horaires avaient déjà été réduits. Il n’y a aucune logique !» renchérit le syndicaliste, soutenant qu’une «centaine de personnes passe chaque matin» dans ctte agence. «Et encore, je parle en période creuse !» À ses côtés, un militant Sud atteste : «La direction est incapable de justifier son choix. On nous dit de ne pas s’inquiéter, que les salariés seront reclassés et l’activité transférée sur un relai postal urbain. Sauf qu’un commerçant ne peut pas assumer tous les services proposés par la Poste». Exit les opérations bancaires ; seule les remises de colis et de recommandés seraient dès lors assurées. «Les habitants se disent très inquiets, d’autant qu’il s’agit d’une population vieillissante» complète Didier Bouysse. «Et les collègues concernés le vivent extrêmement mal. Il n’y a aucune considération pour l’humain, juste la volonté de rayer les agences de la carte».  

La pétition, gage de protestation

Forts de ce constat, les syndicats ont planté leur tente devant les bureaux de Pierre Sémard hier matin, avant de se déplacer sur l’avenue Pompidou. «Au vu de la tendance actuelle, on craint pour ce guichet aussi». Depuis quelques mois, ses grilles s’abaissent avec plus d’une heure d’avance. «Mauvais signe», suspectent les manifestants. Par leur présence, ces forces vives espèrent rompre l’omerta qui régnait jusqu’alors et informer un maximum de clients. Car les usagers seraient les premiers impactés par l’éviction des petits bureaux. «On pense que les flux vont se reporter sur la poste centrale, déjà très engorgée. Il faut vraiment que les élus interviennent. Ca peut faire bouger les choses, on l’a vu à Beynat, à Ussac».
Pour convaincre les «hommes de pouvoir», une pétition vient d’être lancée, signée par 80 passants en une matinée. Le plus gros des autographes reste normalement à venir, avec dès ce jeudi une nouvelle journée de mobilisation en haut lieu. Cette fois, c’est à la poste centrale (ou Winston Churchill), que les représentants syndicaux se rassembleront de 9h à 17h.

Priscille Peyre