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Venez danser l’Orient et l’Ailleurs

Culture

«Danse le monde» mise sur le patrimoine chorégraphique mondial et populaire comme moyen d’épanouissement de la femme. Cette jeune association n’est pas pour autant dénuée d’expertise en la matière. Mona alias Monique Boudou transmet pas et postures à ses élèves.

Si «Danse le monde» se saisit de toutes les épopées musicales de la terre : sirtaki, tarentelle, sévillane, danse gitane ou tzigane des Balkans ; celle qu’elle préfère ce sont les orientales égyptiennes auxquelles viennent s’ajouter les fusions : indienne Bollywood, arabo-andalouse, tango oriental, danse tribale, oriental flamenco...
Parler de danse avec Mona, c’est en parler au pluriel. C’est aller plus loin que le seul salon, c’est tout un palais qui s’ouvre à vos pas défendus, celui des Mille-et-une Nuits, bien sûr. «Pour moi, les danses orientales sont le fondement de tout. Elles sont au départ sacrées. Elles contribuent à l’épanouissement de la femme même si ce sont les hommes qui commencent à la pratiquer. Elles se féminisent dans les années 60. Elles contribuent au développement personnel de la femme, à cette prise de conscience du corps. Ce corps, on le travaille. Souplesse et renforcement musculaire ! » défend Mona. Mona est en réalité Monique Boudou. Une femme extraordinaire. Du haut de ses 70 ans, elle est femme d’entre les femmes et sait de quoi elle parle. Elle danse maintenant depuis 20 ans. Elle a appris auprès de professeurs de renom comme Touria
Karam, Sabine Rajanikanth, Yaël Zarca, Aladin El Kholy. Mona continue de se former et d’apprendre. Elle semble traverser le temps. Sa fontaine de jouvence est la danse. Aujourd’ hui, elle transmet son savoir auprès d’une vingtaine d’élèves  âgées de 16 à... 76 ans ! La doyenne du groupe est Solange Boussely, également secrétaire de l’association. Solange parcourt 50 kilomètres chaque semaine pour venir au cours à Brive. «C’est un groupe dans lequel on se sent bien. L’ambiance est conviviale et il n’y a pas d’esprit de compétition» décrit Solange.

Un conte de fée...

Fascinée de longue date par les danses égyptiennes, Solange réalise, aujourd’hui, un rêve d’enfant. Dans son village, jadis, une voisine. Cette voisine a un fils qui se trouve être le chirurgien personnel du roi Farouk, l'avant-dernier roi d'Égypte et le dixième souverain de la dynastie de Méhémet Ali.
L’histoire politique fera que le fils et sa famille quitteront le pays. Lorsqu’il reviendra en France, il ramènera de sa vie en Orient, une malle. Cette malle restera close dans le grenier de la voisine de Solange. Mystérieuse. Un beau jour, Solange découvrira le trésor qu’elle renferme : des costumes de danseuses orientales. Les années passent. Solange rencontre Mona au cours d’un repas festif du village. Elle est venue chanter. Car Mona chante aussi. «C’est vrai cette histoire d’épanouissement dont parle Mona, vous savez ? Mon mari venait de mourir. La solitude me pesait et puis j’ai commencé à danser...» confie Solange, un sourire rayonnant sur le visage.

Mouvement et culture

«Dans mes cours, on apprend pas seulement les gestes techniques. On apprend aussi l’aspect culturel des danses...» explique Mona.
Et de décrire ce qu’est le baladi. «Ce mot signifie campagne en égyptien, il désigne tout ce qui est rural. Le jeu du baladi est d’être dans la retenue. Ce sont de petits mouvements très subtils, très intériorisés. L’idée est d’être dans la séduction, pas dans la provocation. Chaque danse a ses particularités. Le baladi est une danse très terrienne, elle demande un ancrage au sol avec une petite gestuelle aérienne. On porte une galabeya pour l’exécuter. Une sorte de djellaba soulignée d’un foulard sur les hanches. Le charki, c’est autre chose. Il y a de grands mouvements amples et de grands déplacements. On peut utiliser des accessoires comme les ailes d’Isis, le veil poï ou les fan veils. Pour le saïdi, on utilise une canne. Cette danse traditionnelle est issue du Sud égyptien. Les pas sont plus sautillés» détaille l’experte.
L’association «Danse le monde» dispense des cours hebdomadaires, chaque vendredi de 19h à 21h à Brive. Des formules stages seront aussi proposées tout au long de l’année. Le groupe d’adultes peut encore accueillir de nouvelles personnes. Un groupe d’enfants, à partir de 5 ans, peut aussi s’envisager. L’association se produit également dans des événements festifs et populaires locaux, sur demande.
En 2020, elle porte l’ambition d’organiser un festival de danses orientales à Brive.

Sabine Parisot

Contacts  :  danselemonde@gmail.com
Monique Boudou : 06 21 16 58 55
Solange Boussely :  06 84 42 92 12
Annie Mellin :  06 30 89 40 36