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Les Muhja seront-ils entendus ?

Réfugiés

Installée à Brive depuis plus de trois ans, la famille Muhja, qui a fui l’Albanie et les menaces de mort, a vu une notification d’OQTF briser son aspiration à une «vie normale». Indigné, RESF 19 a lancé une pétition. 

Mardi devant l’Assemblée Nationale, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner annonçait que les expulsions d’étrangers en situation irrégulière avaient augmenté de 20 % en 2018. La belle affaire ! Des chiffres qui n’augurent rien de bon pour les familles qui ont l’impression de se battre contre des moulins à vent pour obtenir leurs titres de séjour.
C’est du moins le sentiment partagé par la famille Muhja. Loin des statistiques gouvernementales, Klindis, 12 ans, élève de 5ème au collège Rollinat, Klevi, 10 ans et Kejsi, 6 ans, élèves de CM2 et de CP à l’école Thérèse-Simonet, ne comprennent pas pourquoi ils vont devoir abandonner leur quartier et leur école. Leurs parents, Vilma et Sabah, ont quitté l’Albanie pour fuir les menaces de mort proférées contre leur famille. C’était il y a trois ans. Depuis, après avoir résidé quelques mois à Brest où une sœur de Sabah réside, la famille a pris le chemin de Brive, dont le Centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA) disposait alors d’une place de libre.
La première audience pour statuer sur la demande de la famille n’avait pas été positive. Qu’à cela ne tienne. Dans son nouvel environnement briviste,  la famille commençait à trouver ses marques et les enfants à se faire des amis. Mieux, les parents s’impliquaient activement dans la vie associative du quartier des Chapélies. Vilma obtenait le diplôme d’étude de langue française (DELF) niveau B1 puis faisait office de traductrice bénévole pour le ROC. Tandis que Sabah décrochait une promesse d’embauche en CDI dans le Bâtiment, sa compagne préparait son DELF B2 pour se professionnaliser.

Funeste nouvelle

«Honorablement connue du quartier» la famille pensait alors sa régularisation en bonne voie. Mais en juillet dernier le recours auprès de la Cour Nationale du Droit d’Asile ne leur est pas plus favorable. «Nous sommes désormais hébergés par le ROC. Nous avons dû déménager après avoir vécu pendant deux ans dans le quartier et c’était le premier jour d’école» tempête Vilma. «Sabah devait commencer le travail le 28 août» ajoute-t-elle.
Le 31 octobre, le couperet tombe avec la notification d’OQTF (Obligation de Quitter la France) délivrée par la Préfecture de la Corrèze.
Le réseau éducation sans frontière lui aussi digère mal la funeste nouvelle. «Lors d’une dernière entrevue à la Préfecture nous n’avions même pas abordé la situation de cette famille. Pour nous c’était réglé» s’indigne une militante. «Ils disent que je n’ai pas de projet, que nous ne sommes pas assez intégrés. Mais nous avons fait énormément d’efforts. Que faut-il faire de plus ?» s’interroge la mère de famille. Une situation d’autant plus incompréhensible que l’administration étaye sa décision en arguant que Sabah «ne peut justifier d’aucune ancienneté». «C’est totalement aberrant. Comment justifier une quelconque ancienneté alors qu’il n’a pas le droit de travailler ?» tonne RESF.
Si le tribunal administratif de Limoges a été saisi sur ce dossier, RESF 19 a immédiatement lancé une pétition en ligne* pour demander au préfet l’annulation de l’OQTF visant la famille Muhja qui, en quatre jours, a déjà recueilli près de 500 signatures.
La famille, qui n’aspire qu’à une «vie normale», ne demande, elle,  qu’une seule chose à l’Etat :  «se mettre à notre place pendant cinq minutes». Malheureusement le «changement d’échelle» vanté par Christophe Castaner n’en prend pas la direction...  

(*) http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article55818

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