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Ce que les arbres inspirent...

Exposition

En ce moment et jusqu’au 4 mai, Nicolas Mialet expose ses sculptures au Cri de la salade. Des branches, des troncs devenus totems messagers. Des piliers travaillés nés d’une envie créatrice, une envie de laisser derrière soi un acte structurant et beau.

Qu’ont-ils bien pu murmurer à son oreille pour le distraire de sa tâche initiale, les arbres ? Il les côtoyait chaque jour, grimpait à leur cime, sciait branches mortes, jaugeait les troncs malades, observait l’œuvre des saisons, décelait la palpitation de la sève. Et puis un jour, l’appel de la vie, de la création. «À force de couper, on arrive à des collections de morceaux de bois, c’est presque normal d’y passer». Nicolas Mialet a fait le grand saut.  Il était élagueur. Il sera désormais sculpteur et sculpteur. Depuis son premier symposium de sculpture à la tronçonneuse en 2008, une forêt fantastique, une forêt d’animaux, une forêt d’animaux fantastiques sont venus peupler son imaginaire. L’artiste a cheminé, s’est dévêtu du figuratif pour explorer le symbolique. Lors d’un dernier symposium à l’abbaye d’Aubazine, l’univers des moines cisterciens a inspiré son geste. Il cherche dans la fibre du bois, l’expression commune d’un lieu, d’une pensée et trouve la sienne propre. Parmi les pièces exposées au 14 rue de Lestang, une croix en cours de réalisation. «Chez les
cisterciens, la base carrée représente les quatre éléments. Au sommet, le cercle, l’infini, le divin. On retrouve cinq couleurs comme les cinq sens».  Cette base carrée reste une symbolique forte pour Nicolas Mialet qu’il signifie dans cette série de totems tour à tour porteurs de masques avec lesquels on joue à «cache-quart», incrustés de métal, habillés de touches de peinture, brûlés au chalumeau. «Je raconte les dérives des hommes, leurs excès, leur rigidité de penser. Il y a ces quatre éléments, cette base qui s’accroche à la terre». Une terre riche qui donne beaucoup. Le minerai de fer, par exemple.

Une amitié artistique 

Un matériau que le créateur va inclure dans ses productions après sa rencontre avec Jean-Marc Riesenmey en 2016. «Je suis plutôt ferraille, lui plutôt bois, on a fait le mixte» motive ce dernier. Leur première œuvre commune porte le nom de «Chêne et Chaînes». Elle est visible actuellement sur l’exposition «Fenêtre sur Tours». Une pièce qui ancre cette amitié artistique dans la réalité. «Un mélange que je trouve joli. Aller sur d’autres choses,
expérimenter d’autres matières». Nicolas Mialet poursuit son chemin accompagné. «J’aime l’idée de recycler les vilaines choses avec quelqu’un qui a des idées. C’est une stimulation» appuie Jean-Marc Riesenmey.
La notion du beau n’effraie pas les deux hommes. Elle fait d’ailleurs partie de la motivation de Nicolas Mialet à sculpter : «Un élagueur coupe. Il y a une sensibilité envers les arbres mais ça reste un acte destructeur. Je n’avais plus envie de ça. Il faut pouvoir laisser quelque chose de beau derrière nous. J’espère que mes sculptures me survivront avec ce message».
La tronçonneuse reste entre ses mains mais cette fois à des fins poétiques. Gouges, ciseaux à bois, meuleuse, poste à souder, la main travailleuse, l’esprit créateur et l’envie de faire «vibrer les gens».

L’expérience de la canopée lui aura donner le vertige de la vie.

Sabine Parisot

Pratique
Le Cri de la salade, 14 rue de Lestang à Brive, du mercredi au samedi, de 15h à 19h et sur RDV au 07 83 20 72 42.
Entrée libre.