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«Des bras en plus, c’est tout !»

Social

Après les urgences mercredi, c’est l’ensemble des services qui ont rejoint le mouvement de grève. Ils ont temporairement perturbé le conseil de surveillance pour se faire entendre sur le manque de moyens humains et notamment en hémodialyse.

«En 25 ans de service à Brive je n’est jamais vu ça !» se murmurait-il après que 120 agents hospitaliers ont fait irruption, hier, au comité de  surveillance du centre hospitalier, soutenus dans leur démarche par des représentants syndicaux et du PCF.
Après les urgences, mercredi, ce sont tous les services de l’établissement qui ont rejoint le mouvement de grève pour exprimer leur épuisement.
Un peu plus tôt Sandrine Berger, la directrice par intérim, annonçait pourtant «avoir bien conscience du contexte d'absentéisme» et d’annoncer le  recrutement de 25 infirmières et 18 aide-soignantes tous services confondus pour «couvrir les postes vacants et anticiper certains départs ou congés maternité mais également les mesures que les services sont amenés à prendre».
Pour les urgences, «le point chaud» de l’hôpital selon la directrice, cela représenterait 5 postes d’aide-soignants et deux d’infirmiers qui devraient venir renforcer le service entre le 15 juillet et le 1er août. D’autres recrutements pourraient être annoncés le 2 juillet.  

25% d’effectifs en moins non remplacés

Pourtant les urgences ne sont pas le seul «point chaud» de l’hôpital briviste. L’hémodialyse proche des 100% de grévistes, hier, est également dans le rouge, au bord de l’implosion.
«Il y a eu des départs de collègues qui sont partis pour quelques mois (congés maternité ou parentaux) ou partis travailler ailleurs. Ces départs n’ont pas été remplacés depuis des mois alors qu’ils étaient prévus ! Si un congé maladie d’une quinzaine de jours peut être absorbé par l’équipe, des départs définitifs, eux, ne peuvent l’être et aujourd’hui nous sommes à 25% de personnel infirmier en moins et les aide-soignantes n’ont pas de  remplaçantes pour les vacances. La direction nous a dit il y a deux mois qu’elle ne pouvait rien faire. Heureusement que nous pourvoyons à leur manque d’implication en faisant des journées supplémentaires. Au final, on est toutes entre 50 et 200 heures supplémentaires. C’est énorme ! Et on est qu’au mois de juin» précise une infirmière fustigeant le manque d’anticipation de la direction.
Car la spécificité du service d’hémodialyse fait qu’une infirmière frais émoulue de l’IFSI a encore six semaines de formation avant de pouvoir être opérationnelle. Et c’est bien là que le bas blesse. «Si il y a deux mois ils avaient embauché des gens, les six semaines de formation auraient déjà été absorbées». 

«C’est de l’arrangement, de la bidouille»

De son côté la direction invoque des difficultés à recruter mais annonce néanmoins que des recrutements sont en vue. Face à l’urgence de la  situation Sandrine Berger assure aussi qu’une convention a été passée avec un cabinet d’infirmières libérales en Dordogne pour «pallier l’absentéisme jusqu’en septembre. Après c’est plus compliqué à moyen et long-terme» confesse-t-elle.
«C’est de l’arrangement, de la bidouille, qui ne résout pas le problème de fond parce qu’une collègue qui quitte l’établissement doit être remplacée, pas des jours de-ci de-là qui vont être financés on ne sait pas comment. Surtout que pour le suivi et la prise en charge des gens au long cours ça va poser problème. Et nous on ne peut pas être corvéable à merci, changer sans cesse d’emploi du temps, ne pas avoir de garantie de repos, c’est  épuisant. On se sent méprisé et les patients sont les premiers à en faire les frais parce qu’on arrive pas à assurer l’effectif prévu. Moi ça ne me fait pas plaisir de faire patienter des gens qui ont déjà passé 4 ou 5 heures en séance. Et c’est un cercle vicieux. Moi, j’ai l’impression d’être nulle, je peux me faire engueuler par des patients... c’est pas du bon boulot. On bosse comme à l’usine».     

Une pression qui monte

Une évolution largement constatée par un patient. «En passant 5 heures régulièrement dans le service j’ai largement eu le temps d’observer la dégradation de leurs conditions de travail. Je trouve scandaleux la façon dont ils sont traités. Je ressens cette pression qui monte car ça fait déjà un moment que ça grogne dans le service» note Jean-Claude Bouyssou.  
Et dans le service, les soins ne sont pas le seul critère de crispation. «Il y a aussi une surcharge de travail côté secrétariat où les renforts ne sont pas à la hauteur des besoins car la quantité de courrier en retard perdure avec 2 mois de courrier en retard. Donc quand il y a une augmentation d’activité il faut que le personnel quelle que soit l’activité soit renforcé et ça, ça ne se fait pas» déplore une autre infirmière. «On ne demande pas d’argent mais des bras, c’est tout !»

Mathieu Andreau

 


Urgences : 6% de passages en plus

En 2018, les urgences ont enregistré environ 39.000 passages pour une moyenne de 108 admissions quotidiennes. En 2019, et en février notamment ce chiffre est monté à 115 avec pour conséquence un allongement du temps moyen d’attente passé de 3h12 à 3h45 pour ce mois de février 2019. Aussi, les urgences ont connu une augmentation des passages de l’ordre de 6%. Le service va également connaître une restructuration de ses locaux. Un investissement de 1,3 M€ qui devrait démarrer au printemps 2020 sur deux ans. Aussi, la direction a annoncé qu’une maison médicale de garde serait adossée aux urgences pour désengorger le service et dont «les modalités restent à définir». Un projet qui ne date pas d’hier et qui n’a jamais pu se réaliser faute d’avoir réussi à trouver des praticiens. La directrice a aussi indiqué qu’une transformation des modes de management était à l’œuvre. «On est au début d’une évolution des mentalités et on a à cœur de mener à bien ce challenge»...  

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