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Une marche contre-la-montre

Climat

«Sauvez-moi ou crevez avec moi !» C’est par cet ultimatum adressé par la Terre à ses habitants qu’a débuté samedi la marche pour le climat  organisé à Brive. Un ultimatum imaginé il y a déjà près de dix ans par l’auteure Fred Vargas dans un texte appelant à une troisième révolution que la planète nous impose. Cette lettre lue par des lycéennes avant que le cortège ne s’élance avait pour mérite de donner le ton de ce troisième rassemblement briviste alors même qu’un sommet exceptionnel sur le climat s’ouvre aujourd’hui au siège de l’ONU.
«Cela va être l’effondrement, il est temps de s’orienter vers moins de croissance et moins de consommation de masse si on veut avoir une chance de s’en sortir» explique Virginie Marchal organisatrice de la marche briviste.
Dans le cortège beaucoup de parents avec leurs enfants, mais aussi un nombre important d’associations et de collectifs qui avaient appelé à  rejoindre le mouvement. Nous Voulons des Coquelicots, Allassac ONGF, le mouvement pour la Paix, Amnesty International, Citoyliens, Le Jardin Sauvage, Bioclimat 19, Corrèze Environnement, Terre à Terre,... tous ont emboîté le pas pour alerter sur le dérèglement climatique et plus largement sur la nécessité d’inventer un autre monde... pour le sauver.  
Vers une convergence écologique ?
«Toutes les associations commencent à converger et entrent en résonance et c’est aussi le but de cette marche» résume son organisatrice.
Car si la manifestation participe au coup de pression mondial sur le sommet prévu à New-York, il est aussi question d’apporter des réponses, en  local, au réchauffement climatique. «Beaucoup de nouveaux signes sont apparus cette année. Ici, ce sont des records de chaleurs historiques qui ont été battus cet été. Le processus de réchauffement climatique s’est encore accentué et il va aussi falloir s’organiser localement pour être plus résilient et s’offrir les conditions d’exister dans le futur» note Dominique Gaudefroy, président de l’association Le Jardin Sauvage. «Nous ne  lâcherons jamais le morceau parce que nous n’avons plus le choix» ajoute-t-il.
Un message partagé par le collectif corrézien «Nous Voulons des Coquelicots» qui depuis plus d’un  an déjà réclame l’interdiction des pesticides de synthèse. «Le sol c’est notre nourriture et il a été particulièrement abîmé. Or après plus de deux mois d’absence, le retour de la pluie risque encore d’endommager ces sols arables. Sans sols, pas d’agriculture donc pas de vie !» alerte un porte-parole. Egalement très représenté dans le défilé, le mouvement de la Paix de la Corrèze avait précisément placé cette journée internationale sous le signe de l’action climatique. «La problématique environnementale est totalement indissociable de celle de la paix. Nous ne voulons plus de ce monde dans lequel la planète se dirige vers une  catastrophe que ce soit sur la question de l’appauvrissement des sols ou encore du traitement de l’immigration. A tout cela s’ajoute aussi la menace de l’arme nucléaire. Les États feraient mieux de mettre l’argent de l’armement dans la lutte contre le réchauffement de la planète» souligne  Luce  Rispoli Mateo. Toujours est-il que le gouvernement français a fait le choix de doubler ses dépenses annuelles consacrées à leur production !
Et si l’organisation de la manifestation récuse toute étiquette politique, plusieurs représentants locaux (de gauche) étaient bien présents samedi. Le parti communiste qui avait appelé à rejoindre les marches pour le climat était évidemment là, mais aussi le secrétaire départemental du PS, Paul Roche comme la conseillère municipale Shamira Kashri présidente de l’association Brive Latitude citoyenne. A noter également, la présence discrète de gilets jaunes... sans leurs gilets.   
Dans le cortège et derrière la bannière «il est toujours tant d’agir» un père de famille participait pour la première fois à la marche avec ses enfants. «Je suis là pour essayer de faire entendre notre voix aux politiques qui ne vont pas assez vite : faire pression pour qu’ils agissent plus vite, que les mesures ne soient pas à dix ans ou plus, opérer une transition écologique plus vite».  Quelles soient globales ou locales, les solutions à mettre en œuvre devront quoi qu’il arrive être rapidement trouvées. Car comme l’écrivait Fred Vargas : «Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais».